Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

mercredi, mai 10, 2017

Les mains dans le sel

Style : Voie équipée
Dénivelé de difficulté : 250 m
Longueurs : 9
Cotation : ED- 6b+/6b/7a/6c+/6a/6b/6b/6b+/3
Site : Verdon
Grimpeur : Alban


C’est encore une Catso. Avec le formateur Marc Obstetar et les stagiaires UF2, ils ont équipé cette voie en 2006. 


L0

L’accès est plutôt ludique… 


Ca c'est la fin de la voies, pas l'accès...
On commence par un sentier de chèvre on désescalade en s’aidant de mains courantes plus ou moins fiables jusqu’à bloquer sur le vide.




De là on fait un premier rappel avant de reprendre la marche caprine sur une vingtaine de mètres. Le dernier rappel se termine en fils d’araignée au-dessus du Verdon, ambiance garantie. Avec Alban on se retrouve sur une petite vire au-dessus du Verdon, dans une atmosphère bleutée, à l’abri du rocher.




À quelques mètres de nous le Styx gronde. Maintenant il ne reste plus qu’à remonter.

L1 - 6b+

Alban me prévient, la première longueur est moins évidente qu’il n’y paraît, il se propose de la faire si je ne le sens pas trop. Il n’en faut pas plus pour me convaincre de partir en tête. J’entame donc l’ascension avec un toboggan poussiéreux avec pas ou peu de concrétion, on imagine bien l’eau couler par ici.



Je clip 3 dégaines en étant bizarrement coincé dans cette faille, ça tient par magie.

L2 - 6b

Pour cette longueur il faut négocier une petite traversée uniquement sur les pieds.


L3 - 7a

Une des longueurs clés, une fissure bien nette qu’il faut suivre sur une vingtaine de mètres. Je passe quasiment tout en Dülfer plus quelques coincements à droite, à gauche. Je ne suis pas trop fatigué, je pourrais enchaîner je préfère ne pas m’entêter et risqué d’être explosé pour la suite. C’est qu’il reste encore cinq longueurs à grimper et rien en dessous du 6. La fissure est franchement bonne tout le long et d’un seul coup plus rien! En fait ça part à droite sur deux écailles qui se suivent. Le relais est à portée de main mais il faut encore faire un dernier mouvement pour l’atteindre. C’est super agréable à faire. Alban, qui a l'habitude des fissures, fait toute la longueur en coincement divers et variés.


L4 - 6c+

Grosse prise en crépi et dévers au programme de cette longueur. 




Un petit passage sous un bombé avec de bonnes inversées puis un dièdre dément. Je teste le passage avec le sac entre les jambes au bout de la vache, ça passe nickel!


L5 - 6a

Une longueur magique. Je suis une fissure évidente, il y a des prises partout et au fond de la fissure on voit le soleil! Cette fissure traverse en fait le pilier sur toute son épaisseur! Du coup on se demande un peu comment ça tient tout ça...


L6 - 6b

Une ambiance de fou, on est sur le fil de l’arrête. Il y a un petit pas où il faut rester vigilant mais c’est globalement tranquille.


L7 - 6b

Je suis un peu fatigué et la longueur suivante m’intimide. Alban se propose d’y aller sans hésiter alors go, on échange et il repart en tête. Au bout de quelques mètres seulement il s’arrête. La longueur est en fait ultra-courte. Elle commence par une traversée avant de remonter sur des bacs à l’aspect fragile. Le plus marrant se trouve finalement à la toute fin, 2m avant le relais. On se retrouve accoudé à une vire avec un bombé au-dessus et un bombé en dessous, les deux, lisse comme des culs de bébé! Il faut soit ramper jusqu’au relais, soit se mettre debout sur la vire. Je choisis la seconde option et tout se passe bien. Ça valait vraiment pas la peine de se dégonfler! Le début de la suivante à l’air un poil plus dur mais tant pis, cette fois c’est moi qui part en tête dedans.

L8 - 6b+

C’est de la dalle grise typique du Verdon (me dit-on). Des monodoigts à deux phalanges, des pieds verticaux. C’est super intéressant et contre toute logique je reste collé au rocher. La suite devient nettement plus facile, ça sent le sommet

L9 - 3


Pour cette dernière longueur, rien de dur mais beaucoup de plaisir. 



On marche sur la lame de la crête, on saute de rocher en rocher typiques des massifs karstiques. Et voilà, c’était un petit bijou cette voie. On s’est régalé!


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