Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

dimanche, mars 05, 2017

Vous pensez au deuxième ?

Je l'avais évoqué dans mon article précédent, il y a un sujet qui me travaille en ce moment. C'est celui du second enfant. La petite Loutre a trois ans maintenant et il n'y a pas de petit frère ou de petite soeur avec elle, ni même en route. L'adorable est fille unique et moi, ça me trouble. J'ai deux frères, l'Explorateur a deux soeurs ; dans ma tête, une famille normale c'est au moins 2 enfants. 3 quand les parents ont du courage à revendre. A partir de 4, je parle de famille nombreuse. J'ai toujours envie de faire les choses à fond, de toucher les extrêmes alors oui : je m'imaginais sans mal donner naissance à 3 ou 4 enfants…

Avoir des enfants est pour moi une course contre la montre. Les pronostiques que je vais énoncer ici me sont infiniment personnels, je ne pense qu'à moi-même en les évoquant. J'avais 23 ans lorsque la Loutre est née, on m'a qualifié de jeune maman mais selon moi, avoir un enfant après 20 ans était juste normal. Ma date limite de procréation, je l'ai fixée à 30 ans. Autrement dit, il me reste 3 ans. Sauf que j'ai déjà bien rempli ces trois prochaines années de projets en tout genre : Otto, concours, changement de vie (encore), maison, roman, etc. Je ne me vois en aucun cas m'occuper d'un ou plusieurs tout petits en même temps.
C'est mignon comme tout un bébé !!!
N'oublions pas qu'un bébé c'est au moins plusieurs mois d'allaitement, qu'au départ il ne tient pas debout et qu'il n'est même pas envisageable de lui demander de s'habiller seul…

Aujourd'hui Otto n'est pas assez grand pour accueillir un n°2. C'est un fait mais ce n'est pas une excuse. Il suffirait de trouver un camion un poil plus grand ou d'aménager quelque part. Quand on prépare un enfant, qu'il soit n°1, 2 ou… 5, on prépare aussi la place qu'il prendra dans nos vies. Otto n'est pas une excuse et il cache quelque chose que j'ai un peu de mal à m'avouer : je ne suis absolument pas prête à faire de la place pour un autre enfant.

Si la Loutre est encore fille unique, c'est que cette situation me convient au final très bien.

Quand la Loutre est née, j'étais certaine de la désirer, de la vouloir dans ma vie. J'avais son idée autour de moi depuis des années. Dès que la place s'est présentée, elle s'est incarnée avec nous. La découverte de l'Adorable continue de me ravir, comme au premier jour ; encore plus fort jour après jour. Je ne me lasse pas de la rencontrer, elle me satisfait de tous les enfants du monde. J'ai attendu pendant trois ans d'éprouver le même désir, la même curiosité envers mon enfant n°2 et… rien n'est venu. Bien sûr, parfois je m'interroge sur l'autre petit, celui qui attend désespérément son tour quelque part dans mon esprit, mais au fond je ne tiens pas tant que ça à lui.

Je crois que j'aime trop ma Loutre pour laisser de la place à un futur petit.


Cela me rend un peu triste de me dire que je n'aurais qu'un seul enfant.
Un seul, c'est la facilité.
Un, c'est l'unique trop aimé, trop gâté.
Un, c'est celui qui ne sait pas partager.
De l'enfant unique, qui en pense fondamentalement du bien ?

Et pourtant, un, ce serait également plus d'années pour l'Explorateur et moi à vivre rien qu'en amoureux. Moins de difficultés  financières. Nous n'avons pas choisi la voie de la carrière et si un jeune enfant ne coûte rien ou presque, plus il grandit et plus les dépenses à son égard augmentent. Je crains de ne pouvoir l'assumer sereinement si j'avais d'autres enfants.

Pour le renouvellement de l'espèce ? J'écris avec vue sur un parking et cela suffit à m'ôter de l'esprit toute envie de procréer…

Autour de moi, les petits fleurissent. Nos amis s'y mettent (nous avions juste trois ans d'avance ^^), mon petit frère, des annonces sur les blogs. La natalité va exploser cette année ! Je me sens un peu mise à l'écart avec ma fille si grande déjà qui gambade à côté de moi. Comme je l'étais lorsque j'étais la seule à m'intéresser aux couches lavables. Mais j'ai tôt fait de me rappeler que la période bébé est archi-courte, qu'il y en aura toujours des tout petits à naître, qu'on ne pas continuellement rester au centre de cette émulsion. C'est chacun son tour et quelque soit son nombre de bambins.

Je prends alors ma place de maman déjà un peu expérimentée. Je refile des trucs. Je discute avec les futurs parents et je regarde en silence l'Adorable se faire des amis sur les aires de jeux. J'essaye de me faire à l'idée que je ne serai plus la mère des petits à venir. Malgré tout, je constate que je prépare pour eux, en même temps que tous (parents, grands-parents, oncle et tante, amis) une jolie petite place en ce monde.

24 commentaires:

  1. On parle souvent, beaucoup, du 2e puis du 3e quand le 2e est là. Je crois que c'est un choix personnel. Un enfant c'est aussi beaucoup de responsabilités. Pour ma part, j'avais fixé la barre à 36. Je viens de passer le cap. Mais même sans ça, je ne me vois pas avec un autre enfant. Et puis qui dit enfant unique ne dit pas forcément enfant roi. Nous avons chacun notre place d'éducateur dans la société que ce soi, comme tu le dis, pour nos enfants mais aussi vis à vis des enfants des autres.
    Merci d'avoir partagé tes pensées sur ce sujet. Je m'y retrouve Céline.
    Belle soirée à vous 3.

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    1. Bonsoir Marie.
      Savais-tu lorsque ton enfant est né que ce serait le seul ou imaginais tu alors ta vie de mère autrement ? Je n'avais pas fait cet exercice de projection à l'époque, aujourd'hui je me sens prise de cours.
      J'imagine assez bien la loutre sans frère et sœur, mais j'ai l'impression d'être une mère "amoindrie" en renonçant ainsi à faire d'autres enfants. As-tu déjà eu un sentiment similaire ?
      Bises à toi.

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    2. Quand il est né, j'étais dans un état second, donc je n'imaginais même pas pouvoir le mettre au monde. Dès qu'il est né, j'ai eu du mal avec mon ventre vide, ma solitude et l'effondrement de mes rêves. Aujourd'hui j'ai l'impression que je le trahirais si j'avais un autre enfant (ils seront de 2 pères différents) - je crois que je ne suis pas prête à être responsable d'une autre vie!

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    3. Merci d’avoir répondu à mes questions Marie !
      Pour des raisons bien différentes, mes sentiments sont similaires. J’aurai l’impression de trahir la petite loutre, ce qu’elle est aujourd’hui, ce dont elle aura besoin dans les années avenir, en ayant un autre enfant maintenant. Ce serait comme de gâcher ce qu’elle est, la manière dont elle est apparu ici…

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  2. Je viens donner mon avis d'enfant unique:)
    Oui j'ai souvent entendu "tu es fille unique ? Mais tu dois être super gâtée" parce que dans l'imaginaire collectif, l'enfant unique est un enfant roi. En revanche, jr n'ai jamais entendu "vu comme tu es gâtée et égoïste, tu es probablement fille unique", parce que je ne le suis pas.

    Il y aura toujours des gens pour te reprocher ton choix, ou pour essayer de t'influencer, mais le choix appartient aux parents.

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    1. Je suis contente d'avoir ton avis d'enfant unique ! Mon papa était fils unique, je n'ai pas l'impression que cela lui ait porté préjudice non plus. Pour sa vie sociale, je crois même que de ne pas avoir de frère et sœur l'a poussé à aller chercher plus d'amis parmi ses cousins et ses rencontres.
      Cela fait parti des choses qui me posent problème. Je suis victime de l'imaginaire collectif et je crois que je ne saurai pas correctement élever un enfant unique... !

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  3. Il est beau cet article.

    Il fait écho à une réflexion que j'ai eue il y a plusieurs mois, au tout début de ma grossesse. J'étais alors tellement mal (physiquement et psychologiquement) que je me disais que si je venais à perdre ce bébé, je n'en ferais pas d'autre, que ma fille serait fille unique. Et même si ce n'était pas du tout prévu, je m'étais faite à cette idée, que j'aurai d'autres projets, que ce serait même mieux pour notre vie. Le fait que je sois aussi tombée enceinte très rapidement, presque par hasard, m'a aussi beaucoup chamboulée et m'a fait me poser beaucoup de questions.

    Bon, je n'ai pas perdu le bébé, et j'en suis à présent à 7 mois et demi de grossesse. Maintenant je l'accepte pleinement et je n'imagine pas ma vie sans second enfant (je sais que si un malheur devait arriver à la fin de ma grossesse, je voudrai retomber enceinte).

    Par contre, j'ai fait mon deuil de famille nombreuse. Je sais que ma seconde sera ma dernière. Et ça non plus, ce n'était pas du tout évident au départ, puisque j'en voulais quatre (minimum). Mais c'est aussi dans une démarche de prendre le temps de voir mes filles grandir, d'avoir d'autres projets, de pouvoir vivre d'autres vies... je sais que ce ne sera pas possible si j'enchaîne les enfants.

    J'aime beaucoup ton dernier paragraphe. Moi aussi maintenant, ce seront les petits des autres que je verrai naître, à qui je ferai une place dans ma vie. Et ça me va :)

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    1. J'aime toujours lorsque tu partages tes réflexions Chat-Mille !
      La grossesse est longue et je crois que cela a servi à de nombreux parents pour faire le ménage dans leurs questionnements et leurs pensées et ainsi pleinement préparer la venue d'un nouvel enfant.
      Je n'avais pas prévu du tout de n'avoir qu'un seul enfant. Ni même deux. Je visais comme toi la famille plutôt nombreuse... Tout ne se fait pas toujours comme prévu. D'autres projets et d'autres priorités viennent en tête ! J'ai aujourd'hui du mal à être claire avec moi-même sur cette question, j'espère que le temps arrangera les choses. Comme il le fait toujours dès lors qu'on lui en laisse l'occasion ;-)
      Fais-tu facilement le deuil de ton envie passée de famille nombreuse ?

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    2. Pour l'instant oui, mais je n'ai toujours pas accouché de la seconde, alors je vois surtout les inconvénients de la grossesse et je suis très contente de me dire que je ne repasserai pas par là. On va voir quand elles commenceront à grandir, je suppose que ça deviendra plus dur... Ou pas, on a des surprises parfois :) J'aime bien aussi l'idée que justement, notre avenir ne soit pas tracé et nous surprenne toujours ;)

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    3. Tu veux dire que, peut-être, lorsque tes filles seront plus grandes, tu pourrais regretter la famille nombreuse que tu imaginais ?
      J’apprécie aussi les surprises de la vie… Mais c’est la première fois que j’ai le sentiment qu’elle me « retire » quelque chose, sans la remplacer par une idée encore plus chouette.

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  4. Je voulais te faire un mail. J'ai manqué de temps, d'énergie, de disponibilité (surtout dans ma tête). L'écho de cet article est étonnant pour moi, je ne sais plus si je peux ou dois. J'ai trop de fatigue en moi.

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    1. J'attends ton mail Ambre mais te t'inquiète pas : mon attente est sans agacement.
      Contrairement à toi ce n'est pas la fatigue qui me retient mais toute l'énergie débordante que vous voudrais faire fructifier ailleurs. Je crois que cela revient au même : tu voudrais conserver l'énergie dont tu disposes pour toi et pour ceux qui sont déjà là ? C'est cela ?

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    2. Oui.. Le peu que j'ai parfois je la garde pour moi et petite famille (sans possibilité de choix), et quand soudain j'en ai réellement j'ai tant de choses à rattraper que là, c'est le temps qui me manque ^^' (l'équilibre n'est pas toujours évident pour moi).

      Pour le mail.. je voulais partager quelque chose qui vient d'arriver. Mais c'était trop douloureux alors j'ai laissé passé le temps, maintenant je vais mieux et ton article me fait me demander si je peux en parler ^^' (c'est compliqué, des fois).

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    3. Je suis sûre que tu peux :-)

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  5. Ton article me parle énormément. Je pensais que j'aurai, et le voulais assurément, une famille nombreuse, étant moi-même l'aînée de quatre enfants. Je n'imaginais pas ça autrement.
    Mais j'ai désiré un enfant relativement jeune, à 18 ans. Et ce premier enfant n'est arrivé que l'an passé. Autant dire que la demoiselle était attendue et son arrivée fut extraordinaire pour moi.
    Depuis sa naissance (14 mois maintenant), pourtant, je ne veux pas d'autre enfant. Je ne réussis pas du tout à me projeter. Pour tout te dire, même l'idée de la grossesse et de l'accouchement me fait peur, comme si je ne l'avais jamais vécu. J'ai également l'impression de ne pas avoir de place dans mon cœur pour un deuxième.
    Du coup, j'attends, comme toi, de voir si l'envie revient. Mais je ne suis pas sûre qu'elle revienne et si ce n'est pas le cas...hé bien, Marianne sera fille unique.

    Merci pour ce nouvel article touchant ! Des bises et des caresses à votre loup.

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    1. Avant que la Loutre ait deux ans je ne m'inquiétais pas. Ce n'est que maintenant que je vois que le temps depuis s'est bien écoulé et que je n'ai pas avancé sur cette question que je m'inquiète… La grossesse, l'accouchement et le fait de m'occuper d'un tout petit ne me font plus peur mais je n'en ai pas envie du tout !

      En fait, ce qui m'irait c'est un deuxième enfant âgé de 2 ans déjà ^^

      Tu as l'air de bien prendre l'abandon de ton envie de famille nombreuse, voire même celui d'un autre enfant. Tu vois donc sans mal ta fille en fille unique ? C'est quelque chose auquel je n'arrive pas à me faire… Pression sociale, peur de regretter, peur de ne pas savoir faire avec un seul enfant, tout se mélange dans ma tête !

      Nous avons lavé Jedi dans l'Hérault, il a retrouvé (miraculeusement ? ^^) sa couleur blanche : c'est le bon moment pour les câlins avec lui !

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    2. Je n'avais même pas vu ta réponse (enfin, j'avais oublié que j'avais laissé un commentaire...).
      J'approuve totalement pour l'enfant âgé de deux ans déjà !
      Non, je n'ai pas totalement accepté l'idée de n'avoir potentiellement qu'un enfant, mais j'essaie de m'y habituer au cas-où...

      Bises

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    3. C'est super que tu sois repassée par ici :-D

      C'est cela le plus difficile je crois : arriver à être clair avec soi-même sur cette question des enfants à venir-ou-pas.

      Après avoir écrit cet article, j'allais un peu mieux et à présent cette question ne m'obsède plus du tout. J'arrive à être tranquille, et c'est bon à vivre ! Mais je sais qu'elle n'est pas pleinement réglée, seulement reportée.

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  6. Magnifique article, qui soulève de nombreuses questions : notre place dans la société, le rôle de mère d'un ou plusieurs enfants, le fait de parvenir à le concilier au reste de nos envies et désirs. Je m'y retrouve beaucoup, ne sachant pas si cette grossesse que je vis sera la dernière. Je trouve que c'est extrêmement difficile de se projeter dans un avenir aussi bouleversant, avec la présence ou non d'un nouveau petit être à nos côtés.
    Bref, merci d'avoir partagé avec nous tes réflexions.

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    1. Merci Louna pour ton message.
      Je trouve aussi que se projeter est extrêmement difficile. Je n'y arrive tout simplement pas (quand la Loutre était dans mon ventre, je n'y arrivais pas non plus mais cela ne m'embêtait pas). Comme toi je ne sais pas. Je ne sais pas si j'aurais envie plus tard, je ne sais pas si la naissance de la Loutre était la dernière sans que je le sache à l'époque, JE NE SAIS PAS POURQUOI FAIT-ON DES ENFANTS ! C'est agaçant.

      Je souhaite une belle vie au petit que tu attends :-)

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  7. Je me suis posée la même question il y a quelques mois. Sans me mettre la pression j'ai attendu, d'être prête avec Chéri et que ma fille soit prête aussi. Si ça n'était pas arrivé tant pis... Mais le besoin s'est fait sentir et j'attends mon deuxième enfant qui sera là dans quelques mois. Je suis contente d'avoir attendu d'être prête et de ne pas avoir cédé à la pression sociale. Lucy a 3 ans et est très autonome, j'ai un peu peur de sa réaction quand bébé sera là mais j'essaie de l'y préparer au mieux et je lui fais confiance, je sais qu'elle sera une grande sœur formidable. Laisse-toi le temps qu'il faut, tu es jeune, et faire un enfant ne veut pas dire abandonner ses projets, peut-être les remettre à plus tard certes mais ça vaut le coup selon moi ;-)

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    1. C'est exactement ce que je voudrais faire : attendre d'être sûre, de savoir, comme j'ai su pour ma petite Loutre. J'ai juste peur de trop me mettre à réfléchir et puis ne plus rien savoir du tout. C'est un peu ce qui se passe aujourd'hui ^^ Par exemple, lorsque tu dis que ça vaut le coup, je n'en suis absolument pas aussi certaine que toi :-P

      Merci pour ton message Cyrielle. A bientôt j'espère !

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  8. J'ai découvert ton blog grâce à Chat-Mille, et j'ai lu plein de tes articles d'un coup, ton style m'a accroché! Merci beaucoup!
    Concernant le sujet de l'enfant unique et du petit deuxième... C'est marrant, mon fils avait 9 mois quand on nous a demandé pour quand était le deuxième! Mais après ma grossesse surprise très jeune (20 ans) et un début de maternité très difficile, le deuxième est "passé à la trappe". Il y a un mois, je t'aurais dit "hors de question, niet, nada, j'ai donné, j'ai déjà gâché les premiers mois de mon fils, je recommence pas, je veux profiter de lui, etc." Maintenant... Je sais pas, j'évolue... Mais mon fils a quatorze mois, donc pour le moment, c'est non!
    Ma cousine est enfant unique, et je peux te dire, maintenant qu'elle a plus de 30 ans, que c'est une femme INCROYABLE,extrêmement généreuse, qui a trois enfants. Ses parents l'ont beaucoup emmené en voyage durant son enfance/adolescence, toujours avec des amis. Maintenant, je trouve que c'est elle qui maintient la famille en place, qui organise les réunions, qui s'occupe de ma grand-mère. C'est vrai qu'elle a été gâtée étant petite, que ses parents lui ont passé pas mal de choses, mais maintenant, étant adulte, ça ne se ressent plus du tout. Bref, tout ça pour dire qu'on diabolise beaucoup l'enfant unique pour finalement...pas grand-chose?

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    1. Je suis ravie que tu sois passée par ici, tes mots rassurent mes réflexions !
      Je crois qu'il est tout à fait normal de ne pas penser systématiquement "à la suite" lors de la venue d'un enfant. C'est plutôt une pensée de l'entourage ("Et le suivant alors, c'est pour quand ?") qui surprend les parents en plein vol, concentrés comme ils doivent l'être sur leur petit humain tout neuf !
      Comme tu me le dis, on peut très bien tourner tout en étant enfant unique :-) On projète plus de choses sur eux qu'il n'y en a vraiment. Il faut bien que j'arrive à me faire à cette idée.
      J'ai reparlé du deuxième enfant avec l'Explorateur, alors que nous marchions derrière notre petite. Nous sommes d'accord sur ce point : nous ne nous voyons absolument pas avec un enfant de plus maintenant. L'instant aurait été moins beau. J'étais contente qu'il partage ce sentiment avec moi. Il m'a dit : "Nous pouvons attendre que notre Loutre ait au moins 5 ou 6 ans…" Il avait entièrement raison. J'ai souri en l'écoutant, je me suis sentie soudain soulagée d'un grand poids.

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A bientôt !
Céline.

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