Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

mardi, mars 14, 2017

Jeune écrivain cherche éditeur enthousiaste

Vous commencez certainement à le savoir, j’ai terminé en novembre dernier la rédaction de mon second roman. À présent il a un titre —même si je ne suis pas encore certaine de sa pertinence : c’est Omettre. Omettre relate la vie d’une fille, appelée Ambre, qui présente une hyperesthésie du toucher.  Mon ambition est de raconter toute la vie de cette personne particulière, de sa naissance à sa mort. Omettre représente la première partie de cette vie, l’enfance d’Ambre.

J’avais auto-édité Le Souffle. Cette expérience a été très enrichissante pour la jeune auteur que je suis. J’ai pu me rendre compte de tout le travail qu’il fallait fournir pour produire un roman, et un vrai livre. Je sais parfaitement aujourd’hui ce que je suis capable de faire, et ce qui ne me convient pas. Je sais écrire, des choses pas trop mauvaises même dès le premier jet. Je sais me relire —figurez-vous que ce n’est pas si aisé qu’on le croit— et j’ai appris à voir mon écriture lue et relue, à la voir être critiquée, pesée, jugée, appréciée.

Je sais aussi que les parties « vente » et « promotion » ne sont pas faites pour moi. Bien sûr, je suis tout à fait capable de parler avec mes lecteurs de mon livre et de concocter des dédicaces émouvantes/drôles/passionnantes/juste banales à griffonner sur la première page blanche. Mes multiples essais (Porte à porte et Se vendre) m’ont bien montré que vendre et faire la publicité de mon livre ne sont pas des activités qui me conviennent. Je n’y arrive pas, cela me demande trop d’énergie (vitale !!) et je ne m’y sens pas à ma place.

Voilà pourquoi je crois que chercher un éditeur pour ce second roman est une excellente idée. J’ai  l’expérience nécessaire pour lui fournir un bon manuscrit, pour faire à ses côtés un très bon travail d’auteur. Et j’ai entre les mains une histoire très chouette, bien racontée malgré toutes mes faiblesses, à laquelle je promets deux suites tout aussi splendides… Comment dire ? J’y crois : ça va marcher !!! Faut juste qu’un éditeur y croit aussi et c’est dans la poche, n’est-ce pas ? Un-seul-é-di-teur. Ca me parait possible même si, je sais sans naïveté, que la concurrence est rude.

Mon plan d’attaque

Alors, quand on cherche un éditeur et qu’on n’a pas déjà un pied dans la maison, on fait comment ? Et bien… je ne sais pas bien comment il faut faire, je vais simplement vous décrire mon propre plan d’attaque. Il allie avec brio audace et pragmatisme. Hé hé, quand je recevrai mes lettres de refus je ferai moins la maligne donc, j’en profite aujourd’hui.
Six personnages en quête d’auteur
Je suis tout aussi petite devant la porte des éditeurs
J’ai commencé par évaluer les moyens financiers qui étaient à ma disposition pour mener à bien mon projet. Notre budget est serré, il nous permet de manger très convenablement tous les jours, de payer le GO pour Otto, de trouver ici et là des activités pour toute la famille, de payer les garagistes en cas de besoin (faudrait pas que ça devienne trop récurrent quand même…), enfin, ça va, ça tient. Mais non non et non, je ne peux pas payer les impressions, les reliures et les frais postaux d’une dizaine (que dis-je ?) d’une vingtaine de candidatures. C’est très clair pour moi : mon éditeur sera un éditeur qui reçoit les manuscrits par e-mail. Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi ils ne le font pas tous. Ont-ils, peut-être, peur d’être débordés sous les propositions ?

Voilà pour le premier point : 

je contacte les maisons d’édition qui aiment les PDF.


Pour les trouver, je feuillette internet. Je m’appuie sur le travail d’autres auteurs à la recherche d’un contrat et je regarde les maisons d’édition des livres qui me plaisent dans les librairies et les médiathèques. Pour chacune, je regarde ce qu’elle édite. Si mon livre semble faire parti de ce qui lui plait, je l’ajoute à ma liste. Bon, j’avoue, parfois j’ajoute juste un éditeur qui me plait même si en mon fort intérieur je sais que mon roman n’est pas assez… ou trop… pour lui. 

Ensuite, je choisis mes éditeurs avec soin.


Je me tourne vers mon amie super géniale qui joue pour moi le rôle d’une agent littéraire du tonnerre. Que fait-elle ? Déjà, c’est très important, elle m’aide à croire que mon roman a toutes ses chances d’être publié. Ensuite, elle me donne quelques tuyaux glanés au cours de ses expériences. 1/ bien retravailler le début d’Omettre, qui est un peu flottant encore aujourd’hui. 2/ mettre en avant ce qui peut intéresser les éditeurs (je suis assez prolifique, j’ai un blog, je mène une vie atypique). 3/ j’ai déjà une expérience d’écrivain avec Le Souffle.

J’y crois et je mets toutes les chances de mon côté.


Aujourd’hui (et je mettrais régulièrement le compteur à jour sur le côté droit de ma page) j’ai envoyé mon manuscrit à 12 éditeurs et 1 l’a déjà refusé. En parallèle, je prépare la suite du roman et j’utilise les retours de mes bêta-lecteurs pour peaufiner le premier tome.

Mon idée super-géniale est la suivante : si un éditeur a refusé mon roman une fois après l’avoir survolé et que je suis persuadée qu’il pourrait/devrait lui plaire, je n’hésiterais pas à lui renvoyer le manuscrit retravaillé grâce au travail de mes bêta-lecteurs. Il est dit partout que Bernard Werber, qui vit à mon avis de sa plume aujourd’hui, a envoyé le manuscrit des Fourmis pas moins de 6 fois à son éditeur actuel (Gallimard). Je m’accorde le droit de faire toujours mieux, et j’accorde le droit à un éditeur et à son comité de lecteurs surchargés de se tromper sur mon compte.

Je me promets de ne pas abandonner.


Pourquoi vouloir être éditée ?

Je sais bien que j’ai peu de chance de gagner de quoi subvenir aux besoins de ma famille en faisant éditer mes romans. Peut-être même moins que ce que j’ai gagné grâce à l’édition du Souffle. Mais j’ai en moi deux besoins fondamentaux : j’écris pour être lue (par l’Explorateur d’abord, puis par ceux qui seront intéressés) et je veux avoir un contrat. Je veux travailler. Je veux pouvoir dire sans problème Je suis écrivain parce que Regardez, j’ai un papier qui le prouve. J’ai besoin de cette reconnaissance. Bien sûr, je pourrais travailler sur moi pour m’en passer, mais je crois que je suis déjà bien assez nihiliste comme ça ^^

Etre édité représente également la possibilité d’ouvrir mon écriture à des lecteurs qui n’appartiennent pas à mon entourage immédiat (la famille, mes lecteurs de blog, les voisins…). C’est aussi une belle carte d’entrée pour les salons du livre, les séances de dédicaces, le plaisir de voir son roman sur les étagères des librairies. C’est aussi les tripes nouées à la vue d’une critique dans un magasine ou un journal local. Etre édité, c’est voir son oeuvre lui échapper et lui espérer la plus longue vie possible.

Etre éditée, c’est un rêve d’enfant

mais l’idée est toujours magique pour l’adulte que je suis.

10 commentaires:

  1. J'adore ton enthousiasme, il est communicatif! Tu as bien raison d'y croire avec la plume que tu as...j'aime beaucoup te lire, tout est toujours très fluide, très doux,comme si on était enveloppé dans une bulle de coton chaud de laquelle on n'aurait plus envie de sortir.

    J'ai moi aussi écrit un bouquin il y a quelques temps de ça, mais je me rends compte que j'ai encore beaucoup de progrès à faire techniquement parlant et des hectolitres de sueur à transpirer pour que le résultat soit...simplement digeste?
    #ichbindégoutée #s'ilyavaitseulementunefacquidispensaitdescoursd'écriture,bonneMèrej'ycourraispasj'yvolerais

    Tout ça pour dire que comme toi, j'ai envoyé mon manuscrit à nombre de maisons d'édition qui acceptaient les mails et que cette liste là ma foi m'avait bien aidée, je ne sais pas si tu la connais:

    https://claudecolson.wordpress.com/2015/01/02/maisons-dedition-acceptant-les-manuscrits-par-mail/

    Je t'embrasse, croise fort les doigts pour toi et suivrai tes aventures editoresques avec un grand plaisir la vérité!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bonjour !
      As-tu demandé à quelques bêta-lecteurs de lire ton travail ? Au delà de me donner des pistes pour améliorer un manuscrit, ils me permettent de me rendre compte de mes faiblesses beaucoup plus efficacement que le temps et la maturité le font naturellement pour moi. C’est une expérience bénéfique.

      Je connais la liste d’éditeurs que tu m’as transmise. Elle m’aide beaucoup moi aussi :-)

      Merci beaucoup pour tes encouragements ! J’espère aussi très fort que ça fonctionnera. D’ailleurs, ça fonctionnera c’est sûr :-P

      Supprimer
  2. Je suis un chouille perplexe de ne pas avoir attendu le retour des beta-lecteurs, avant d'envoyer aux maisons d'édition ? ^^ (je l'aurais fait dans l'autre sens, en fait :) ).
    Un jour, dis, on verra ta liste des maisons d'éditions sélectionnées ? Je trouve ça tout aussi passionnant !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as remarqué combien mon plan allie avec brio audace pragmatisme et… impatience ? Pour m’encourager à continuer à travailler sur ce manuscrit, je voudrais avoir les avis de quelques éditeurs.
      Je vais publier la liste des éditeurs contactés avec leur réaction dès que j’en recevrai quelques unes. C’est intéressant, tu as raison.

      Supprimer
  3. Il me semble avoir lu quelque part que les maisons d'éditions refusent les romans par mail parce que le processus d'envoi par courrier est plus rébarbatif et décourageant, et plus onéreux, et donc il fait déjà une sorte d'écrémage par rapport aux écrivains les plus "motivés". Je suis contente de lire qu'il existe des maisons d'éditions qui acceptent de passer par e-mail. C'est quand même plus écologique ! (et économique pour nous).
    Je rejoins Dame Ambre sur la bêta lecture, je préfère attendre d'avoir des retours de lecteurs pour présenter à l'éditeur la version la plus aboutie possible. Je vais aussi faire relire mon roman par un professionnel. Cela m’horrifierait qu'un éditeur refuse mon manuscrit parce qu'il a vu des fautes.
    Enfin, je comprends très bien ce que tu veux dire par dire "je suis écrivain" et le prouver d'un contrat, d'un livre publié avec une maison d'édition. Dans le regard des autres, on n'est écrivain qu'à ce titre. Quand je dis que je suis écrivaine, cela ne semble jamais suffisant, comme si ça ne pouvait pas être quelque chose de vrai, de concret.
    Bon courage pour cette aventure-là ! :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais que vous êtes raisonnables et professionnelles Ambre et toi ! Non, moi vraiment, le temps que prend un manuscrit à être lu suffit à me décourager alors attendre… ? Cela me perdra.
      Tu es passée par des bêta-lecteurs avant de publier ton recueil ?

      Supprimer
    2. Je crois que la patience est de mise. Peut-être est-ce plus facile pour moi car mon caractère s'y prête. Je me dis que je ne veux pas brusquer les choses, je préfère avoir quelque chose de propre plutôt qu'envoyer un manuscrit avec des erreurs et incohérences. Mais chacun travaille à sa manière !
      Pour le recueil non, pas de bêta lecture, parce que je n'avais pas encore toutes les ficelles, c'était plus une expérience pour voir le processus. Et j'avoue que je l'ai publié aussi beaucoup pour moi, j'avais besoin de publier quelque chose pour me sentir exister en tant qu'écrivaine. C'est peut-être discutable comme intention, mais c'est comme ça et je ne le regrette pas. De toute façon, comme j'avais tout préparé en un mois je n'aurais pas eu le temps de faire appel à une bêta lecture. Mais je pense qu'à l'avenir je l’inclurai toujours dans mon programme.
      Regarde comme je suis organisée :
      https://www.tiki-toki.com/timeline/entry/808302/Les-petites-choses/
      Bon, un peu en retard, mais je vais essayer de le rattraper d'ici lundi.

      Courage à toi !

      Supprimer
    3. Ah ah ! Voilà ! Toi aussi tu fais preuve d'un peu d'impatience pour exister dans l'écriture ! ^^

      J'ai vu ton organisation, c'est joli comme présentation ce petit site. Pour les erreurs et les incohérences, il faut bien bien, très bien même, choisir ses bêta-lecteurs. Il faut les sélectionner sur leur possibilité d'expertise. Je m'en suis rendue compte en lisant le premier retour d'une bêta-lectrice, qui était très pertinent. Je me suis dit : "Comme j'ai bien fait de lui avoir proposé ce travail !" Ce n'est pas qu'une question de sincérité ou d'être capable de faire des critiques constructives, il faut aussi de la pertinence, un oeil averti, qui dépend beaucoup du livre sur lequel tu travailles.

      Supprimer
  4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour Céline,

    Je m'appelle Aurèle et je peux t'aider dans ta recherche d'éditeur. Je ne savais pas comment te contacter alors je me permet de te laisser un commentaire ici. Si tu es toujours à la recherche d'un éditeur et que tu veux en savoir plus, envoie-moi simplement un petit mail à editionsSMMA@gmail.com .

    Cordialement,

    Aurèle

    RépondreSupprimer

Je vous remercie vivement de prendre le temps de m'écrire un commentaire. Vous pouvez être assuré de recevoir une réponse très rapidement.
A bientôt !
Céline.

Fourni par Blogger.

Pour papoter

Instagram

Contactez-nous !

Nom

E-mail *

Message *