Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

jeudi, janvier 05, 2017

J’ai passé le test MENSA

Deux semaines avant Noël, je vois passer un tweet parlant des tests MENSA organisés à Toulouse. Je suis surprise : j’avais plusieurs fois tenté de contacter l’association via leur formulaire sur le site sans jamais avoir de réponse. Alors de là à être au courant de séances de tests… ! Ni une, ni deux, je me mets à chercher. Je trouve alors en peu de temps la date d’une séance près de là où nous vagabondions et une adresse e-mail de contact pour MENSA Provence. J’envoie un e-mail et je reçois une réponse dans la soirée : il y a eu un désistement le matin même, ils ont une place pour moi. Je m’inscris.


Qu’est-ce que MENSA ?
MENSA est une association de rencontres et d’échanges destinée au 2% de la population qui ont obtenu le meilleur résultat à un test de QI.

Immédiatement, on peut se poser la question suivante : pourquoi ce tri ? Obtenir un très haut score à un test de QI signifie que l’individu possède une intelligence hors-norme par sa célérité, son originalité, sa lucidité, sa sensibilité, …-ité je n’ai pas la prétention ici d’être exhaustive. Même si, à l’échelle du vivant, il existe peu de différences entre une intelligence humaine normale parmi les intelligences humaines et une autre dite hors-norme, l’oeil entrainé de l’humain la perçoit. Cependant, rien ne dit qu’il est capable de parfaitement la comprendre. Un individu à Haut Potentiel Intellectuel (HPI) vit parfois une double mésentente : celle de son intelligence, celle des autres personnes de son entourage. C’est infime mais cela suffit à tatouer toute une personnalité.

L’objectif de MENSA est de rassembler des personnes qui ont ce point commun : avoir une intelligence à ce point anormale qu’elle les marginalise. Ensemble les mensans apprivoisent leur intelligence, développent une vie sociale satisfaisante et gagnent en confiance et en estime d’eux-même.

De façon générale, MENSA cherche à soutenir et favoriser l’intelligence dans notre société. Pour ce faire, l’association offre un cadre bienveillant à ses membres (en espérant ensuite que ce bien être rayonne sur le reste de la population) et en organisant des événements et en participant à d’autres pour informer le public. Il me semble que cette dernière mission est menée bien maladroitement au sein de MENSA France. Ceci nous montre combien l’association manque de maturité dans notre pays et combien l’intelligence y est un sujet tabou.


Et pourquoi pas moi ?
Dès que j’ai commencé à m’intéresser à l’intelligence[1] et plus précisément à la douance[2], j’ai rapidement effectué un sondage parmi les amis avec lesquels je suis le plus proche. Ce ne fut pas bien long, ils se comptent sur les doigts de la main. J’arrive tous à les classer dans les catégories suivantes. 2 ont obtenu à un test de QI un score bien supérieur à 130. 4 possèdent d’une culture incroyable sur un ou plusieurs sujets peu ordinaires, ils aiment apprendre des choses. 1 fait preuve d’une originalité et d’une vivacité d’esprit que je n’ai revue nul part ailleurs. En présence de ces amis, quelque chose dans mon coeur s’ouvre immédiatement. L’impression de pouvoir être comprise et d’aborder des sujets avec la profondeur dont j’ai besoin. Ce quelque chose s’effrite lorsqu’ils sont loin de moi. Une amie me disait : comme une fleur qui s’ouvre dans la poitrine. Je ne peux que retenir sa comparaison. J’imagine alors un bon gros lotus bien portant qui baigne dans une eau chaude. Même si j’ai beau rencontré ici et là des gens super, il n’y a vraiment je crois que l’intelligence et la finesse qui nourrissent son besoin d’amitié. Sans cela, le lotus ne refleurit pas.

J’ai encore et toujours besoin d’amis. Plus d’amis mais surtout des amis qui me correspondent : pour faire éclore la fleur que j’ai dans la poitrine. Je me suis dit : peut-être suis-je un agrégateur de HPI ou de personnes ayant au moins une intelligence fine, d’ailleurs la psychologue ne m’a-t-elle pas dit « Vous n’avez qu’à vous rapprocher de personnes aussi sensibles que vous. » ? Mais les trouver ?


MENSA pour les amis
C’est bien ainsi que m’a été présenté MENSA : une association de rencontres et d’échanges. Au sein de l’association, les choses sont organisées comme le site On Va Sortir. Les gens organisent des événements et qui veut peut y participer. J’avais lors de mon arrivée dans le Territoire de Belfort tenter de faire des rencontres via le site OVS. Mes quelques tentatives n’ont pas été très bénéfiques. C’était une période où j’avais énormément besoin d’amis, François ne suffisait pas, et je ne sais pas si c’était parce que j’avais mal choisi mes sorties, mais les quelques personnes que j’y ai rencontrées me faisaient plus de mal que de bien. A cette époque, je ne connaissais rien au fait qu’on pouvait trouver chez les humains des disparités dans l’intelligence (je pensais que tout le monde était à égalité mais que chacun choisissait un chemin différent), j’ai cru que c’était de ma faute si j’étais si mal à l’aise parmi eux. Je pensais que je n’étais tout simplement pas faite pour avoir des amis, mon enfance me l’avait longuement montré. Je devais alors me résoudre.


Maintenant, j’ose penser ma personnalité autrement. Ce n’est pas que de ma faute si je ne m’harmonise pas correctement avec les personnes que je rencontre. Nous sommes différents, tous différents, et parfois ou par moment au point différent que ça ne colle pas du tout.

Mais voilà : le lotus bien portant n’allait pas le rester longtemps si je ne continuais pas à agréger encore et encore des personnes capables de le nourrir profondément. Sauf que si je continue sur la piste du haut potentiel intellectuel, ces personnes ne représentent qu’une faible proportion de la population. Une très faible proportion. L’hypothèse me plait bien : ce n’est pas tant que j’ai plus que tout le monde du mal à me faire des amis, c’est que peu d’individus sont capables de pleinement nourrir mes besoins affectifs. Adhérer à MENSA me permettrait peut-être de les rencontrer plus facilement.

Ca se tient, non ?


Le test MENSA
Avec ces histoires de QI, on ne peut que continuellement douter. D’un test à l’autre, les résultats changent. Leur validité est toujours discutée. Dans mon cas, ces débats ne me concernaient pas puisque je ne le passais pas pour me prouver que j’étais HPI, encore moins pour me définir[3] ainsi (quoique… ce genre de validation est toujours bonne à prendre !), mais avant tout pour profiter des HPI déjà adhérents. Si les mensan·e·s estiment à mes résultats que le fonctionnement de mon cerveau ressemble à celui de leurs adhérents, tant mieux pour moi ! Et sinon, tant pis, je tenterai une nouvelle hypothèse pour expliquer et résoudre mes besoins d’amitié et mon sentiment de solitude.

Le principe est simple et clair : il faut réussir le test mieux que 2% de la population globale. Ce 2% est estimé statistiquement. En fait, c’est un concours, me suis-je dit. toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi non, toi… ah si, c’est pas mal, allez viens avec nous ! Même si d’après le test que j’ai passé auprès de la psychologue je gravite autour de 130, rien n’est validé d’avance pour moi. J’ai tenté ma chance.

Lors du test, à côté de moi un homme, qui avait pourtant déjà eu à de nombreuses reprises son QI évalué bien au delà de 130, était très angoissé durant le test. Je vous parle de lui pour vous montrer que rien n’est gagné d’avance. Nous lui avons demandé pourquoi il avait ainsi désiré tenter le test MENSA (au risque de ne pas avoir un résultat à la même hauteur que les précédents !), sa réponse fut à mon sens édifiante : « Tous les tests se ressemblent, je les connais par coeur, je vois les psychologues venir de loin. Je n’arrive pas à croire aux nombres qu’on m’annonce, je ne l’accepte pas. Là, je ne sais pas à quoi m’attendre et j’attends de MENSA qu’elle m’aide à m’accepter tel que je suis. »

Les personnes qui réussissent ce test sont-elles nécessairement HPI ? Je ne sais pas. En fait, je ne sais pas s’il existe un seul test établi spécifiquement pour repérer les hauts potentiels (peut-être le 916 ?). Les psychologues font ce qu’ils peuvent pour poser leur diagnostic. A ce que j’ai vu et expérimenté, je me dis que les personnes qui réussissent ce test MENSA ont au moins une vivacité d’esprit non négligeable.

Actuellement, le test se compose en trois parties : 1/verbale 2/arithmétique 3/logique spatiale (ce sont de petites histoires racontées avec des formes géométriques). Il semblerait qu’il va prochainement changer mais le principe restera le même. C’est un peu toujours la même chose d’un test à l’autre de toutes façons (excusez mon air désabusé). La rapidité compte pour beaucoup, il faut se créer une stratégie et se faire confiance. Cette forme de test m’allait très bien. Je n’ai pas de problème de lecture ni de retranscription, je suis à l’aise à l’écrit. Lorsqu’on me teste à l’oral, j’ai plus de mal à me concentrer (je n’y arrive généralement pas), je me demande sans cesse ce que l’autre comprend de moi. Je suis certaine d’être moins performante à l’oral qu’à l’écrit.

Au niveau de l’ambiance, c’est bonne humeur et décontraction. Les organisateurs se sont appliqués à nous rappeler que notre identité ne se jouait pas sur cette table. L’intelligence est un concept vague, et puis même : une non admissibilité à l’issue du test ne signifiait absolument pas que notre intelligence ne valait pas grand chose. Ce n’est pas la valeur d’une personne qui est testée, mais seulement son aptitude à réussir l’épreuve donnée.


Comment j’ai vécu le test
Plutôt rassurée par la forme du test, j’ai abordé les épreuves de façon très sereine. Minutes après minutes, j’ai réussi à me concentrer. Quel bonheur est-ce pour moi de me concentrer ainsi ! Quelques études scientifiques aborde le thème du bonheur selon cet angle : le bonheur se nourrit d’un état où l’esprit ne se préoccupe pas de sa performance mais de sa propension à être dans ce qu’il fait. C’est exactement ce que j’ai vécu. C’est ce que je vivais lorsque je participais aux contrôles ou aux concours de mathématiques lorsque j’étais en classe préparatoire. C’est ce que j’expérimente lorsque je me mets dans l’écriture d’un roman et que ça roule. Je ne me demande pas si ce que je fais va être vu comme bien, mon cerveau travaille tout simplement à sa façon : en roue libre et léger ; avec très probablement un shoot de sérotonine comme il va bien. Depuis que j’ai quitté l’école, je n’ai plus que très rarement l’occasion d’être aussi concentrée. Le test MENSA m’a donc fait du bien.

A la suite du test, nous avons eu l’occasion de discuter avec les organisateurs et les autres candidats. Et vous savez quoi ? Le lotus, dans son bain, barbotait joyeusement.


Vraiment, j’espère avoir réussi ce petit concours.

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28 commentaires:

  1. Bonjour,
    Je viens aussi de passer les test d'admission à Mensa. En fait, je l'ai passé en novembre. Je dois dire que l'attente des résultats (deux mois après, tout de même...) a été un moment assez étrange. J'avais en même temps l'envie de recevoir la réponse et pourtant la certitude d'avoir raté le test. En effet après avoir rendu le feuillet, je me suis rendu compte de erreurs que j'avais commis.
    Cependant le verdict m'a été favorable en me classant dans les 1 centile au test. Et la après l'euphorie tout de suite le doute. Je regarde sur internet (peut-être une erreur d'ailleurs) et je comprends que même ce test ne peut me conforté sur ma différence. Les avis divergents énormément sur le bien fondé des résultats.... Donc case départ.
    Je vais peut-être m'inscrire, histoire de voir si la rencontre avec d'autres personnes de Mensa puisse me "soulager"...
    Peut-être pourrez vous nous dire comment vous avez vécu ce passage?
    Au plaisir de vous lire.

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    1. Bonjour,

      Je suis heureuse de lire ici quelqu’un ayant également passé le test MENSA.

      Les tests d’intelligence sont régulièrement critiqués et remis en cause. Ce n’est pas un problème dans le fond mais lorsqu’on cherche à définir son identité par ce biais, je comprends que cela puisse embarrasser. Peut-être l’avez-vous déjà lu mais je vous suggère tout de même la lecture de ce document (http://cefti35000.free.fr/@@PdF-/@Enigme/Evaluer%20l'intelligence%20logique%20-%20Approche%20cognitive%20et%20dynamique.pdf) qui traite des caractéristiques et des limites des tests d’intelligence, dont celui utilisé par MENSA jusqu’à aujourd’hui. Ce document vous aidera peut-être à comprendre les critiques faites contre ce test et finalement de quelle manière vous pouvez vous appuyer dessus pour réfléchir à vous-même.

      J’ai reçu les résultats assez rapidement : en moins de 3 semaines et puisque les fêtes de fin d’année ont ponctué mon attente je n’ai pas trouvé le temps long.
      Moi aussi j’ai revu mentalement mes erreurs après avoir rendu mon livret mais j’étais certaine d’avoir donné ce dont j’étais fondamentalement capable. Je n’avais aucun regret et je n’ai pas ressenti la crainte d’avoir échoué.
      Bientôt je vais moi aussi tenter des rencontres avec l’association. J’espère que cela se passera bien et je vous souhaite la même chose !

      Mais puisque que vous écrivez sous l’anonymat, peut-être pouvez-vous me dire : dans quelle région allez-vous vous inscrire ?

      J’espère avoir répondu à votre question :-)

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  2. Merci pour le lien que vous m'avez donné.
    Je vais m'inscrire à Mensa Rhône-Alpes. J'habite sur Annecy.
    A bientôt peut-être.

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    1. N’hésitez pas, si vous avez un retour à me faire part sur cette lecture ou une autre, le sujet m’intéresse. Puisque je suis nomade cette année, je vais tenter de choisir le plus intelligemment possible ma région d’inscription, mon choix n’est pas encore fait. Il me semble avoir entendu que Mensa Rhône-Alpes était assez active autour de Grenoble.
      A bientôt oui, c’est probable !

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  3. Bonjour Céline ! Cette idée m'a prise à la gorge ce matin... J'ai 2 grosses réticences : d'abord, la peur de rater. Je sais que j'ai été diagnostiqué HPI, je sais que j'en possède bien des caractéristiques... si j'échoue à ce test, il faudra que je recolle les morceaux de cette identité que j'ai déjà tant de mal à assembler. Pas sûre d'en être capable.
    Ensuite, je déteste (mais alors je déteste vraiment) cette idée de se retrouver entre soi : je suis particulièrement intelligente alors dorénavant, je ne parlerai plus qu'à des gens intelligents (et si possible de théâtre antique, de musique baroque et d'échecs ;)
    Pourtant, j'y entrevoie une piste pour répondre aux questions existentielles qui m'assaillent violemment (et pourquoi plus aujourd'hui ?!)
    Sur ce, bonne journée, je retourne bosser :-/

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    1. Salut Euphrosyne !

      Pour la possibilité d’échouer au test : je comprends tout à fait ta réticence ! Mais sache que l’on peut aussi entrer à MENSA sur dossier ;-) Comme ça, pas besoin de se confronter à un nouveau test !

      Ta seconde retenue m’embête un peu. Je n’ai pas du tout l’impression de ressembler à tous les HPI du monde, j’en déduis que tous les HPI du monde ne se ressemblent pas. Avec mes amis, je n’ai pas du tout l’impression de me retrouver avec moi-même, des jumeaux par l’esprit et par les centres d’intérêt. Et encore plus : je n’ai pas du tout l’impression d’être intelligente et ce n’est pas comme ça que je me suis décrit mes amis lorsque je les ai rencontrés. L’un était drôle, l’autre passionnant, l’autre attentif, l’autre… enfin, non, même pas : si ce sont des amis, c’est avant tout parce que j’étais bien avec eux. Il se trouve simplement qu’ils sont tous très probablement HPI, ou très proches de l’être, ou enfin qu’ils ressemblent (lorsqu’on les regarde avec CE filtre) à la description qu’on fait des personnes dites HPI. Ils ne sont pas que ça. Je ne suis pas que ça. Les mensans ne sont probablement pas que ça non plus.

      Si je veux m’approcher de MENSA c’est que je suis effectivement affectivement fatiguée. Je vais essayer, rien ne me garantie que je ne me trompe pas, d’entrer dans un milieu qui me fatigue moins parce que peut-être pas trop éloigné de moi.
      Parce que je crois, oui j’y crois, que le QI joue dans mes relations avec l’autre. Toi, pas du tout ?

      PS : Bonne journée au travail ! Moi j’essaie de me réchauffer avec mon pot de fleur… ^^

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    2. Je suis d'accord pour ce qui est de regarder les relations existantes à la lumière de ce diagnostic, forcément, ça fait sens et je ne doute pas que mes relations proches "fassent partie du club" mais j'ai l'impression que rentrer dans le club avant de faire connaissance est anti-naturel... exactement comme de rencontrer "en vrai" des gens côtoyés préalablement sur internet : pour le moment, je n'ai pas franchi le pas et je m'en sens profondément incapable (même si j'en ai envie...). Je l'ai fait une fois il y a longtemps avec un type rencontré sur meetic ^^ : ça a vraiment été l'un des moments les plus horribles de ma vie :(
      C'est clairement un blocage personnel mais il est très fort et totalement invalidant pour le moment :(
      Pour ce qui est du test : j'ai regardé pour le dossier mais il faudrait que je repasse un test de toute façon (je n'ai plus de trace de celui passé il y a - oulala - 26 ans !!!) et là pareil, incapable !! D'ailleurs, je viens à l'instant de faire le pré-test sur le site de MENSA et ça m'a mise dans un état pas possible : mal au crâne, bouffées de chaleur, à me tordre les mains dans tous les sens... j'ai expédié les dernières réponses, il fallait que j'en finisse au risque de faire un malaise je crois... le verdict est que "les tests surveillés sont à ma portée" [modulo le blocage psycho-physiologique et je ne suis pas sûre que le jeu en vaille la chandelle :-/]

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    3. Je n’ai pas encore tenté, je ne peux donc pas raconter (je n’y manquerais pas à mon avis !). Ceci dit, il me semble que participer à un événement mensa soit tout aussi “étrange“ que de s’approcher d’un club de sport ou d’astronomie. Les événements sont organisés selon des thématiques, ce n’est pas juste « rencontrons-nous », c’est aussi « faire quelque chose ensemble ». Je m’imagine qu’on peut alors faire connaissance normalement, en utilisant l’alibi de l’activité proposée.

      Enfin, je le redis : je n’ai pas encore essayé, je me fourvoie peut-être totalement ! …Nous verrons :-)

      Contrairement à toi j’adore les tests ! J’arrive à occulter le fait qu’à l’issue des questions il y aura un résultat et les exercices passent les uns après les autres et me plaisent beaucoup (surtout les questions de logique). A l’école, mes cours préférés étaient ceux des contrôles : c’étaient les seuls où j’étais sûre de ne pas m’ennuyer. Evidemment, comme tout le monde je pense, quand je ne comprends rien je n’aime soudain plus du tout ^^

      Là tout de suite, je ne te dis surtout pas que tu devrais affronter ce stress et t’inscrire à MENSA. Je ne sais absolument pas si le jeu en vaut la chandelle ! J’essaie d’abord et si c’est méga top génial je ne manquerais pas de t’en faire part :-D

      Mais au fait… pourquoi dis-tu que tu devrais repasser un test d’intelligence ? Tu aurais besoin d’une nouvelle confirmation ?

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  4. Bonjour, j'ai aussi passé le test cette année. Je suis dans le premier centile. Bref, ce test est pauvre et ennuyeux. Il y a 3 parties avec en gros toujours le même principe de réponse. Donc ca ne fait appel a rien: ni imagination ni créativité. Un peu de logique et de vocabulaire. Laissez moi douter de sa validité, franchement. Quant a l'asso : aucune différence avec une autre asso sauf l'absence totale de passion commune. Au final, je ne conseille pas ni de passer ce test ni de rentrer dans cette asso. Pour ma part mes autres asso ( jeux sports musique...) m'ont apporté beaucoup plus que mensa. Et je confirme: beaucoup de gens arrogants, mais seulement par ce qu'ils n'ont rien fait dans leur vie... Ou pas grand chose et leur frustration vient du décalage entre ce qu'ils pensent d'eux...et la réalité. J'ai essayé a plusieurs reprises, vraiment trop peu de personnes altruistes et beaucoup de gens a problèmes focalisés sur eux mêmes. Bref, la démarche même d'aller dans ce type d'asso sélectionné un type de personnalité. Et pas ceux avec qui je m'entends bien. D'autre part la ou je suis il y a des querelles d'egos dignes du collège. Autant je tolére dans une asso lambda...autant la, sachant qu'on est tous censés avoir un cerveau qui marche bien, ca m'a fatiguée rapidement.

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  5. Ceci étant, pour ceux qui ne se définissent que par rapport à leur QI ou leur douance, je voudrais juste attirer votre attention sur un FAIT : le jour où vous faites un AVC et ou vous descendez en dessous de 135 de QI, vous pensez être vraiment quelqu'un de différent ? Pour ma part le QI restera un détail. Mais je vais avouer tout de meme quelquechose, parcequ'au final Mensa m'a tout de même ouvert les yeux là dessus, et puis c'est peut-être pas rien : on peut être un gros connard avec un QI supérieur à 135, et on peut être humainement totalement inintéressant. Donc juste un petit conseil en passant : le QI, on n'a rien fait pour l'avoir, c'est comme ça, c'est comme avoir la peau noire ou les yeux verts, cultivez ce que vous pouvez cultiver, et faites avec le reste ! Le plus rapidement possible, surtout si vous pensez que c'est ça qui entrave vos relations aux autres: c'est faux, j'ai un QI élevé, j'ai certes quelques problèmes relationnels parfois mais comme tous les êtres humains, je suis certes très atypique et ça se voit, mais je vis en France et les rares personnes qui n'apprécient pas ma façon d'être ne me manquent pas du tout. On n'est plus au collège où il faudrait se fondre dans le moule de la médiocrité, on a le droit d'être comme on est sous réserve d'accepter aussi les autres tels qu'ils sont, et de cultiver notre capacité à le faire. Sur ce je vous souhaite une très bonne journée. Si Mensa doit être une étape pour vous allez y sans vous prendre la tête, c'est un détail. Ca n'a aucune importance. On meurt tous à la fin, arrêtez de vous prendre la tete pour des conneries sous peine de finir 6 pieds sous terre sans avoir commencé à vivre.

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  6. Bonjour,
    Je suis ravi de lire ton article! Bon j'ai un peu de retard vu la date de publication mais j'espère qu'il reste actif!
    Le ravissement ça doit être le bonheur de se retrouver dans ce qu'écrit un autre, on se sent compris, c'est un chouette sentiment que j'aime à éprouver!
    Là où ce que tu m'écris m'a parlé c'est sur le fait d'avoir un nombre restreint d'amis, qui à l'analyse, ont tous l'air (on est jamais trop prudent :) ) d'être plutôt futés et/ou fort culturés. J'ai suivi à peu près ton cheminement, si je l'ai bien compris, et également passé le test dans cette dynamique de rencontrer de nouveaux amis pour enrichir mes relations amicales, essentielle à mon bien-être.
    J'ai la particularité d'avoir réussi le test en même temps que ma chérie il y a un petit mois et nous sommes impatients d'aller explorer un peu ce petit monde alternatif à la recherche de personnes intéressantes et sympathiques.
    Je lisais les échanges en commentaires plus haut et je me disais que dans tout il y avait quand même beaucoup trop de mots grognons!
    Je crois que je suis contre les objections a priori :) peut être par auto-soulâge d'avoir pendant des années décortiqué des idées dans tous les sens possibles (enfin pour moi, il doit y avoir des gens plus créatifs :)) pour toujours me retrouver assis dans mon canapé à la fin! (bien qu'au moins j'ai changé quelques fois de canapés :)). Au bout d'un moment, j'ai fini par changer de pied, je réfléchis moins avant et j'expérimente plus. Je trouve ça beaucoup plus riche.
    Du coup, en tant que novice, je souhaiterais que tu me donnes, si tu le souhaites, ton retour sur Mensa si tu as eu l'occasion de barboter dans les fait, malgré tes déplacements fréquents semble-t-il!
    Voilà, comme tu as compris, on est bien chauds pour rencontrer des gens qui nous illuminent par ce qu'ils sont et nous éclairent sur ce qu'on est.
    A plus
    Florent
    PS: je comprends pas tout au type de profil pour publier alors à défaut j'ai mis anonyme pour pas laisser trainer mon adresse mail!

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    Réponses
    1. Bonjour Florent ! J'étais ravie en lisant tes deux messages enthousiastes ! Si tu as envie une prochaine fois de laisser un commentaire, tu peux utiliser l'option Nom/URL (sans ajouter d'URL), ainsi je te reconnaîtrais.

      J'ai passé le test il y a plusieurs mois et je ne me suis toujours pas inscrite à MENSA depuis ! Déjà parce que nous sommes toujours en chemin, mes états d'âme changent en même temps que les paysages que nous traversons. J'ai rencontré beaucoup de personnes dernièrement, j'ai donc moins ressenti le besoin de chercher des amitiés auprès d'une association. Et puis… l'inscription étant assez coûteuse, j'attends le moment propice pour me lancer. Ainsi donc, je n'ai pas de retour à partager avec vous sur mes débuts au sein de MENSA.

      J'ai un peu de mal à comprendre pourquoi MENSA attire tant de mots grognons comme tu dis. Dans toute association, on y trouve ce qu'on y apporte ; c'est aussi simple que cela.

      J'ai souri en lisant tes mots "pour toujours me retrouver assis dans mon canapé à la fin". Je n'ai pas de canapé chez moi, mais c'est tout à fait ce que je vis ! A force de trop réfléchir, de tout remettre en question, j'en arrive à ne plus oser faire grand chose. Je souffre d'ortho-inactiopathie (je n'ai pas cherché très loin pour inventer mon mot, il est très imparfait) : par là, je veux dire qu'à force de chercher l'action ou le choix le plus noble, à force de mettre de côté tout ce qui semble manquer de sens, j'avance à petits pas de fourmis (mais j'aime ce que je fais, c'est déjà ça !). Ainsi, je comprends très bien ton refus des objections (surtout lorsqu'elles sont pleines de contradictions et de verbes conjugués à l'impératif ! il y a des limites quand même…) Et je le partage sur la question MENSA.

      Ainsi, je te renvois la requête : pourrais-tu revenir ici pour me faire part de tes premières expériences au sein de MENSA ?

      …sur ce, je vais répondre à ton autre message tout de suite, beaucoup d'idées se relient !

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  7. Bonjour Céline,

    Nous voilà tout ravis ;)

    "Mes états d'âme changent en même temps que les paysages que nous traversons". D'abord c'est élégamment écrit :) , ensuite, je t'espère de bien choisir tes paysages si jamais tu en viens à te fixer! ;)

    Je pense, mais enfin tu le penses aussi et il y a rien de bien neuf, que les groupes intégrant une certaine forme d'élitisme dans leur composition tendent à faire grincer les personnes qui ne répondent pas aux critères fixés (et même certains y répondant). Cela évoque peut être l'injustice d’accès hautement non démocratique (le QI étant un critère particulièrement inégalitaire!) et potentiellement une forme de communautarisme. Je lisais ce we un article sur la ségrégation dans les tribunes de Roland Garros (avec les loges au ras du court réservées pour les peoples et autres invités de grandes entreprises) et je m'insurgeais de cet état de fait, fort prompt à râler tous azimuts sur les organisateurs et cette caste de privilégiés. Pourtant au fond, ils ont acquis (dans la plupart des cas) le droit d'accéder à ce privilège par leur travail et leur réussite, là où je me suis "donné la peine de naître, et rien de plus". Et d'ailleurs au final, pas grand chose de plus effectivement, enfin rien à la hauteur de ce que ces mesures de QI pourraient laisser présager. Bref, je comprends que cela puisse susciter la grogne, il s'agit davantage d'un état d'esprit de bienveillance ou non du sujet observant.
    Au demeurant, je m'essaye à la bienveillance depuis quelques temps pour changer de ces réactions mi-ennuyées mi-méprisantes intellectuellement (enfin perçues comme telles du moins) qui me constituaient jusque là un abri fort commode aux réminiscences de timidité et d'inconfort social que je ressens encore à l'occasion.
    Finalement drapé dans la haute, droite et juste supériorité de l’intelligence, de la justice ou encore du grand principe, on se sent assez bien pour ne presque plus sentir nos propres faiblesses ou pour prendre le risque d'agir, celui là même qui fait avancer. Bon je diverge un peu.
    Pour une ortho-inactiopathe (j'ai un peu galéré à l'écrire celui-là ;), je trouve que t'envoies quand même déjà pas mal avec ce blog que je trouve excellent, avec des traversées de la France dans tous les sens en combi, avec une maternité et si j'ai bien compris déjà un bouquin écrit. Sans déc, il y a bien pire!! mais peut être tu voulais parler de l'écart avec ce que tes capacités auraient pu dans un univers parallèle te permettre de faire de transcendantale? En tout cas, ça m'a évoqué cette idée, c'est pour ça que j'en parlais plus haut!

    Ok je te ferai un retour sur Mensa une fois qu'on sera aller barboter!

    A+

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    1. Bonjour Florent !

      Je ne compare pas "ce que j'ai été capable de réaliser jusqu'ici" à "ce que mon potentiel devrait me permettre", enfin pas directement dans ce sens. Oui, j'ai fait des petites choses dans ma vie (quand même, dirais-je !) mais ces réalisations sont encadrées d'une multitude de non-réalisations : entre deux projets aboutis, ou même pendant l'aboutissement d'un projet, je ne fais rien. Je me dis alors que c'est parce que je travaille vite (j'ai donc beaucoup de temps libre, c'est naturel) et aussi que j'ai besoin de longtemps-longtemps réfléchir sans y penser avant de me lancer dans quelque chose.

      Au final, ma productivité est bien plus faible que la moyenne, j'en suis consciente, alors que j'ai du temps libre pour la faire remonter ! Mais pour cela, il faut que je sois sûre de mon coup. Je tourne l'idée dans tous les sens, et au moindre défaut (pas au moindre obstacle, mais bien au moindre défaut d'éthique, ou défaut écologique, ou défaut de justice…) j'abandonne l'idée tandis que d'autres la mettent en oeuvre sans difficulté.

      Au sein de MENSA, je sais qu'il y a beaucoup d'adhérents qui vivent mal leur douance. Cela crée peut-être une ambiance du style "mon dieu, je suis intelligent, je ne pourrais jamais être heureux…". Cela doit être rageant à entendre. Comme lorsqu'on entend quelqu'un d'assez aisé se plaindre : "Oh ! C'est si difficile à gérer un patrimoiiine !". C'est totalement illogique. Naturellement, il faut voir le problème dans l'autre sens : mais quel processus toxique gâche la vie des "riches" ? de même : mais pourquoi même les personnes intelligentes sont malheureuses ? …plutôt que de le leur reprocher.

      Au dela de cela, MENSA offre des opportunités de sorties et de rencontres qui ont l'air super !

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  8. Celine,

    Peux tu m'expliquer ce qui te gêne dans la mise en pratique d'une idée qui aurait un défaut? Pourquoi faut il qu'elle soit parfaite (enfin pour toi je veux dire?)?

    J'adhère à 200%, la douance pour moi est une chance supplémentaire, certainement pas une pathologie!! Par contre, c'est plus dur de piloter un système très complexe, donc il y a peut être plus d'embûches sur le chemin mais plus de capacités brutes à les éviter. Cependant, le grain de sable c'est que l'intelligence ne fait pas tout et que la psychologie et la caractère entrent en jeu. On peut être brillant intellectuellement et en même temps avoir une psychologie qui rend difficile le fait de dépasser le plus grand nombre d'embûches lié à un fonctionnement différent (à ce titre je trouve qu'on confond beaucoup trop souvent intelligence et psychologie....!). Le maillon faible c'est rarement l'intelligence, je trouve. Ceci dit, une fois qu'on a dépassé les embûches, le résultat d'un système très complexe est tellement plus riche est satisfaisant!!!!

    Le chemin est plus dur (on a plus d'armes intellectuelles pour aider (hélas pas forcément suffisantes seules)), mais quel voyage fantastique!

    On fait un premier test mensa samedi, je te raconterai!

    A+

    Florent

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    1. Je ne veux absolument pas m'engager vers quelque chose qui pourrait avoir des conséquences néfastes, ou quelque chose qui n'a pas de sens. Par exemple…

      J'ai donné des cours particuliers, j'aidais donc des jeunes à surmonter quelques difficultés rencontrées en classe. Mais je n'aidais QUE les jeunes dont les parents avaient les moyens de me payer. Problème numéro un : je renforçais l'inégalité des chances. De plus, pourquoi ces jeunes qui passaient la majorité de leur temps en classe, avaient-ils besoin d'une aide extérieure ? Problème numéro deux : je risquais de déposséder un professeur de son autorité de compétence. Problème numéro trois : en faisant ainsi travailler quelques jeunes, je crée un déséquilibre dans une classe (certains réussissent alors que la majorité n'a pas compris ? que fais le prof dans ce cas ?) Problème numéro quatre : que fais-je au fond pour améliorer les choses ? Nouvelle question : est-il normal que des élèves ne réussissent pas en classe ? Cela fait-il parti du système ou est-ce un dysfonctionnement ?

      Voilà. J'ai eu bien du mal à travailler.

      Si j'en parle à quelqu'un qui n'a pas cette fougue de la recherche, je lui donne le vertige. Pourtant, je suis sûre que c'est ça, l'intelligence. Se poser des questions. Ne rien considérer comme "normal" et questionner la réalité, apprendre. Ce n'est pas une difficulté en soi (tant qu'on ne me force pas à être professeur particulier, par exemple), si ?

      Alors, cette première sortie MENSA ? J'ai hâte de savoir ! (vous êtes dans quelle région ?)

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  9. Bonjour Céline,

    Ok je comprends ce que tu veux dire et .... je trouve que tu as raison dans ton exemple. Sur tous les problèmes que tu évoques.

    J'ai aussi donner des cours dans une vie plus jeune et je ne m'étais pas posé ces questions. Ca me frappe à te lire. En y réfléchissant je suppose qu'il s'agit d'une prise de hauteur. En effet, rétrospectivement, je me disais: ça me fait des sous et j'aide des personnes qui galèrent dans un domaine avec lequel je suis à l'aise. Gagnat - gagnant. Et pourtant, et les autres? Oui je suis d'accord avec toi.

    En creusant par contre, il y a en creux une hiérarchie de normes. Tu t'interroges, notamment sous l'angle (la valeur) de l'égalité. Ne pas contribuer à créer davantage d'inégalités.

    On peut aussi voir, et je crois que c'est ce que je voyais à l'époque, que j'ai aidé un gamin à avoir son bac, et j'en ai eu la larme à l’œil quand il l'a obtenu, j'étais vraiment ému et content de l'avoir aidé et d'avoir été utile.

    En priorisant l'envie d'aider et d'être utile, ce choix est meilleur que celui qui aurait consisté à ne pas agir pour éviter d'accroitre les inégalités (et moins bon que celui de fonder une école dans un pays en voie de développement (je te conseille le docu les pépites)...).

    Au final, la question peut être quelle sont les valeurs les plus essentielles pour moi dans l'action?

    Ah ah la définition de l'intelligence! On a chacun un peu la notre! Dans ce que tu me décris, je vois de la curiosité, de la remise en cause et de la prise de recul. Oui ça me parait plutôt pertinent au moins comme conséquence de l'intelligence. P

    our jeter une autre idée en débat, j'aime bien une définition de l'intelligence que m'avait donné une connaissance: "l'intelligence de l'être humain c'est sa capacité d'adaptation", c'est celle-là qui lui a permis, en tant qu'espèce, de survivre et d'émerger à notre niveau de développement. Qu'en penses tu?

    Non je ne vois aucune difficulté là-dedans (enfin ça doit quand même pas être simple à processer comme degré de complexité ;)) mais je trouve ça profondément intéressant!

    Et bah on était bien chauds tous les deux, inscrits, numéro de portable de la responsable de la journée réflexion/échanges/pique nique/jeux dans un grand parc et.....patatra 90% de probabilité de précipitation annoncée la veille et annulation! :( En plus, l'été il y a une forme de camp d'été qui doit durer une semaine où on ne peut pas aller avec les enfants et du coup il n'y a pas trop d'autres activités prévues l'été. Donc j'ai l'impression qu'il va falloir attendre septembre.

    Rhône Alpes (enfin le nom est plus long maintenant! :)), Lyon pour être précis! Et vous vous tribulez dans quel coin en ce moment?

    Au plaisir de te lire,

    Florent


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    1. Je rebondis tout de suite, par rapport à ta boutade ^^ La capacité d'adaptation de l'homme me semble également une conséquence de son intelligence particulière. Tandis que la plupart des connaissances et des compétences des autres espèces vivantes sont hérités, celles de l'homme sont apprises. Au départ, il n'a rien ou presque en lui (rien ou presque, mais beaucoup quand même, je l'admets, enfin, je continue :) et il apprend tout au cours de sa vie en observant ce qui l'entoure. Il apprend à marcher, à se nourrir, à réfléchir… il est seulement guidé par son désir d'exploration et de compréhension. C'est dingue, n'est-il pas ? Ce que l'homme exerce, il ne le tire pas d'intérieur inné mais d'un extérieur (son environnement) qu'il aura rendu intérieur.
      Ceci lui permet de s'adapter aisément.

      Je pense effectivement, après t'avoir lu, que mes réflexions se perdent à ne pas tenir compte de l'échelle. J'avais du mal à travailler en tant que professeur particulier parce que je n'aidais l'ensembme élèves/étudiants que ponctuellement : je n'en aidais qu'un ou deux par classe. Je faisais remonter leur niveau à eux (selon mes possibilités) sans faire remonter le niveau de toute la classe, de toute l'école, de tous les étudiants… ! Alors je disais : ce que je fais ne sert à rien. Et même : ce que je fais est globalement néfaste.

      Sauf que. Même si je fonde une école où il y en a vraiment besoin à un lieu x, rien ne me garanti que mon action aura des conséquences bénéfiques sur tout l'environnement de x. Pourtant, c'est évident : on ne peut pas toujours agir globalement de façon bénéfique, il faut se choisir une échelle d'action.

      Et bien tu sais quoi, cette perspective me fait drôlement évoluer. Je m'étais déjà aperçue que j'avais ce problème de réflexion au niveau des échelles de temps. Je n'arrivais pas à penser à quelque chose comme d'un état passager, ou transitoire, il fallait toujours que je le pense comme permanent. Je m'explique. Par exemple, l'éducation de notre Loutre. Je le conçois comme si ça allait toujours être comme ça l'est actuellement, hors rien ne dit qu'elle n'ira pas un jour à l'école, que nous ne serons pas un jour sédentaires, que…

      Autrement dit, je réfléchis énormément aux conséquences à long terme de mes choix (au niveau d'une échelle très large) sans me rendre compte que mes actions ne peuvent de toutes façons n'avoir que des conséquences limitées dans le temps et dans l'espace.

      Actuellement, nous sommes entre le Centre et la Bourgogne. Je pense que MENSA n'existe vraiment que dans les grandes villes. En dehors, il n'y a pas grand chose. Alors, vous avez de la chance pour ça d'être situé à Lyon !

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  10. Bonjour Céline,

    Ravi de te lire :)

    Je n'avais jamais pensé que les autres espèces pouvaient hériter de leurs connaissances / compétences. Je ne suis pas familier du domaine. N'y a t il pas également beaucoup d'acquisitions par interaction avec l'environnement pour les autres espèces?

    Alors l'homme intelligent serait curieux aussi? ;)

    La question de l'échelle me semble effectivement très pertinente. C'est un problème que j'ai rencontré et qui m'a donné du fil à retordre. Pour poursuivre sur du Camus, j'étais assez désespéré à plusieurs moments de ma vie de ne pas trouver de sens. Je ne parle pas juste de la question professionnelle. Je ne trouvais pas de sens à la vie de manière générale. Ce que Camus donc appelait le silence de l'univers en seule réponse aux innombrables interrogations existentielles de l'homme.

    Mais bordel qu'est ce que c'est que ce délire d'une vie de quelques dizaines d'années au milieu d'un temps et d'un espace infini?? Le tout noyé dans une population de plusieurs milliards d'individus.

    J'ai pas mal flirté avec le nihilisme pendant un moment. Tout avait déjà été dit, pensé, raconté, ma vie n'était même pas qu'un grain de poussière... Bref, la grosse grosse déprime surplombé de l'angoisse de ma propre disparition. Camus lui répondait (en simplifié): prenons acte de l'absurde de l'existence et révoltons nous, car c'est ce que nous pouvons faire.... mais je t'avoue que je n'ai jamais accroché.

    Et puis, j'ai fini par comprendre: il n'y a pas de réponses rassurantes à l'échelle de l'univers ou du temps infini. Non, il n'y en a pas à ce niveau de réflexion. Mais si au lieu de penser éthéré, je ramène ma pensée à mon contexte local, il y a tellement de sens (et de beautés et de bonheur et de choses magnifiques, etc.). J'ai pas besoin d'expliquer le sens qu'il y a près de soi à une mère de famille je pense ;).

    Cela me fait exactement penser à ce que tu me dis sur l'échelle. Si tu te places à un niveau trop surplomblant, il n'y a pas d'actions possible (et il n'y a pas de sens acceptable). Il faut redescendre pour en trouver :)

    Le deuxième point auquel je pense en te lisant, c'est qu'il n'y a tout simplement pas d'actions parfaites, quelque soit l'échelle. Le job - et c'est ce qui fait sa complexité parce que franchement s'il y avait des choix parfaits, la vie serait bien simple - c'est d'arbitrer en fonction du meilleur rapport avantages / inconvénients ramené à ton système de valeur personnel (qui doit viser à ce que tu te sentes en accord avec toi-même). Et puis te tromper et puis recommencer et puis t'améliorer un peu! :) Enfin, en tout cas, c'est comme ça que je le vois!

    Qu'est ce que t'en penses?

    Florent

    PS: Du MENSA j'en ai vu dans des villes de taille moyenne, j'ai vu passer des activités (en tout cas en RA) dans des villes comme Annecy par exemple.



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    1. Oui, il y a beaucoup d'interactions avec l'environnement pour les autres espèces animales, mais dans une bien maigre mesure s'il nous prenait l'idée de les comparer à celles de l'humain.

      Prenons par exemple la migration des oiseaux, ils ont besoin d'une première impulsion pour commencer leur migration (être guidés par leur congénères vers la voie des airs). Les mammifères chasseurs ont droit à quelques leçons de chasse de la part de leurs parents. Il reste dans leurs comportements des places à combler, ou à compléter, ou à insuffler.

      Chez l'humain, les choses sont un peu différentes. Il y a chez lui aussi "des places" à remplir (la motricité, le langage…) mais elles sont bien moins pré-compartimentées et bien plus dépendantes de l'environnement. Les enfants peuvent "mal" apprendre à marcher (exemple des enfants sauvages, on observe aussi des enfants avec des mauvaises habitudes de marche à cause de mauvaises semelles, ou des trotteurs précoces…). J'ai en tête l'image d'un girafon qui à peine né doit se relevé. Il est déjà programmé pour marcher, l'humain ne l'est presque pas, il doit passer par plusieurs étapes pour y parvenir.

      L'humain a également des compétences qui ne sont pas du tout pré-programmées. La reconnaissances des lettres est un exemple. Le cerveau déplace la zone de reconnaissance des visages pour la convertir à la distinction des caractères.

      Chez des animaux que l'on dit "très intelligents", il est possible de déjouer les programmations initiales. On s'appuie pour cela sur des principes de raisonnement, de récompense et de relation pour leurs apprendre d'autres choses. Je pense notamment au chien qui apprend à proximité de son maitre à répondre à certains ordres.

      Chez l'humain, il n'y a rien à "déjouer", parce qu'il n'y a quasiment pas de programmation initiale. C'est un peu comme si l'humain pourrait être n'importe quoi. On pourrait apprendre à un humain à être comme un arbre, comme un animal quelconque, ou à être toute sorte d'humain. C'est ce qui fait sa force… et sa faiblesse dans une certaine mesure : il est fortement dépendant de ce qu'il reçoit pour apprendre.

      ————
      Il est vrai qu'il n'y a pas d'action parfaite, mais pour celles qui sont évidemment perfectibles, ne vaudrait-il pas mieux s'abstenir ou les remettre en question ? Ceux qu'on appelle compromis ne sont-ils pas plutôt des fruits de notre ignorance ? J'ai en tête l'exemple de la permaculture que j'ai découverte il y a peu. Il répond à mes questions : pourquoi un potager/un champ c'est moche et aride ? pourquoi faut-il de l'engrais, une jachère ? Pourquoi faut-il tant de travail, des machines perfectionnées ? En fait, l'agriculture comme je la connaissais n'est pas un compromis nécessaire, mais quelque chose de profondément imparfait, qui mérite d'être révisé.

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    2. PS : Ce que tu dis à propos de MENSA dans les villes plus moyennes me rassure beaucoup :-)

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  11. J'ai passé le test et ait été accepté, je me suis raté en maths alors que j'imaginais le contraire. Je ne me suis toujours pas inscrit, je ne sais pas si ils m'accepteraient après tout ce temps. Très honnêtement, ces tests disent peut-être quelque chose, mais je connais des tas de gens très rapides incapables de comprendre des choses complexes et inversement, des gens relativement lents ayant une capacité d'abstraction impressionnante. Ces histoires sont beaucoup des histoires d'ego car certes, moi aussi je ressens le besoin de me lier d'amitié avec des gens que je juge intelligents, mais d'un autre côté, il m'arrive souvent de ne pas repérer quelqu'un à haut potentiel, donc mon jugement est mauvais, et il m'arrive donc de ne pas m'entendre avec des gens à haut potentiel. En plus de ça, je ne me reconnais absolument pas parmi les HP que j'ai rencontrés. Je suis bien plus doué et polyvalent que beaucoup, mais très lent d'esprit, manquant énormément d'esprit pratique, percevant très péniblement ce qui m'entoure, très vague, imprécis et confus, trouvant difficilement des solutions, ne maitrisant pas bien la logique. Le monde me paraît tantôt immense, tantôt rikiki, et mon cerveau fonctionne à vitesse variable. En plus de ça, je ne me reconnais vraiment pas parmis les gens vifs d'esprit que je connais, je ne me vois pas comme ça, je suis brutal, borné et sommaire.
    En réalité, ce qu'il faudrait, plutôt que ces tests et ces clubs, c'est un profil neurologique pour chacun. Un des seuls avantages que je vois à ce club est de réunir beaucoup de personnes qui se sont intéressées au fonctionnement de leur cerveau. Le problème, et c'est ce qui fait peur, c'est également que c'est probablement un milieu baigné par la croyance.
    J'ai rencontré des gens diagnostiqués doués par une autre association, on se demande ce que les psychologues détectent. Car à part quelques cas marginaux, la plupart n'avaient rien de particuliers, et n'étaient pas spécialement intelligents. Plutôt pointilleux en général, mais assez cons dans l'ensemble. (voire très cons).
    Pour parler un peu de la réalité. Ces clubs réunissent énormément de narcissiques, dont je fais peut-être partie, et c'est ce qui a du m'attirer là dedans, une espèce de courre du roi remplie de courtisans et de précieuses; les "surdoués" représentent 2% de la population (et il faut bien se dire que les mecs à 129 ne sont pas des imbéciles non plus, les renier est même une preuve de bêtise), ça n'est pas si rare que ça, et on a bien de quoi se faire des copains en dehors de ce cercle fermé. Mais voyant peu de monde, je tenterai sûrement l'expérience un jour.

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    1. Bonjour Benoit.

      Je ne crois pas qu’on puisse passer le test MENSA par hasard, on y cherche forcément quelque chose. Il est important de savoir ce qu’on “attend” d’une association et ce qu’on veut y apporter avant de s’y présenter. La rencontre n’en sera que plus sincère. Ce que je veux moi, c’est des activités cool entre gens chouettes. Je ne veux pas, par exemple, qu'on y cause intelligence et QI à tout bout de champ.

      Oui, c’est bien vrai, il est possible de se faire des amis sans faire appel à MENSA (et heureusement !). « Possible » ne signifie pas que c’est évident pour tout le monde. Pour moi, ce ne l’est pas forcément —cela dépend des périodes. Pour ma part, je sais que je ne peux être amie qu’avec quelqu’un d’intelligent. Je peux effectivement apprécier les autres, passer du bon temps en leur compagnie, mais être amie, ce n’est pas possible sans intelligence. Sur le long terme, l’intelligence finit toujours par me manquer. Je ne sais pas à partir de quel QI je ressens l’intelligence de l’autre. 120 ? 130 ? …135 ? Ce n’est pas cela l’important, je ne suis pas statisticienne ni psychologue.
      Ensuite, y aura-t-il à MENSA des personnes avec qui je m’entendrai… ? Seul l’avenir nous le dira ! Et te dira à toi, ce que MENSA peut effectivement t’apporter.

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    2. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    3. Merci pour la réponse. Justement il y a plusieurs choses qui m'interpellent dans ces histoires de tests. Je veux bien croire qu'on aime la compagnie des gens intelligents, et j'ai récemment acquis la conviction que j'étais en réalité très sociable, mais que je baignais dans un océan de bêtise. J'ai toujours plus ou moins eu cette impression marine mais je me croyais solitaire. Néanmoins si le raisonnement semble se tenir, j'y vois des failles énormes.
      La réciproque est- elle vrai? cad "je ne peux être ami qu'avec quelqu'un d'intelligent" réciproque: si quelqu'un est intelligent alors je serais son ami?
      Ce qui m'amène à me demander à côté de combien de personnes intelligentes je suis passé dans ma vie, ce qui ne l'est pas, (intelligent).
      Mais la vraie question de logique derrière est que la qualification d'intelligent vient donc du seul fait que ce soit un ami.
      Partant du postulat que "je ne peux être ami que si il est intelligent", on en arrive à vivre selon "si je suis ami avec, c'est qu'il est intelligent", c'est un biais de confirmation. J'ai justement un ami fonctionnant comme ça qui trouve que nos dirigeants ne sont pas intelligents parce qu'ils sont mauvais. Ce faisant en ne distinguant pas deux traits distinctifs et en se laissant avoir par un biais cognitif, il ne fait pas preuve d'intelligence. Pourtant il réussit un peu mieux les tests que moi.
      Ce qui m'amène à penser que si les tests permettent de déceler une certaine vivacité, encore qu'ils soient un outil un peu grossier pour évaluer l'activité de notre cerveau, ils ne savent rien de nos valeurs, de nos méthodes. C'est pourtant un raisonnement que j'ai retrouvé chez les membres de mensa que j'ai rencontrés: ils s'imaginent que les débats sont souvent inutiles puisque nous devrions tous aboutir aux mêmes conclusions en étant simplement "intelligents".
      Ca se retrouve dans les statistiques car on montre que l'originalité des réponses est corrélée à l'intelligence jusqu'à un certain seuil au delà duquel les réponses semblent se conformer de nouveau sauf pour quels très rares cas.
      Ils en finissent également par accepter toutes les excentricités puisque ils s'imaginent capables des mêmes bizarreries. (Lors d'une soirée, un type est parti d'un coup sans dire au revoir, et pour ne pas être trop normatif, tout le monde a prétendu que c'était cool et qu'il n'y avait aucun soucis). C'est d'une naïveté désolante. J'ai côtoyé une autre classes de gens très intelligents: des chercheurs, et les discussions sont âpres, personne n'est d'accord, ni sur la méthode, ni sur la conclusion. Il n'y a pas à tortiller, si on leur faisait passer un test, tous tourneraient aux alentours de 140-150. Ce constat, certains "surdoués" l'ont faits et on a vu apparaître l'idée qu'il ne suffisait pas de réussir un test de QI pour être surdoué. Que si on était trop analytique, on n'était pas assez intuitif, sans aucune base neurologique. Tout ça pour vous expliquer que j'ai rencontré des gens originaux mais pas tellement, qui veulent bien croire à certaines choses car ils ont une confiance infinie dans ces tests qui leur disent qu'ils sont "différents" et qu'ils sont tentés par l'aventure sectaire, je le suis également, appartenir à un groupe, c'est rassurant.
      Malgré ça, je peux comprendre, car je ne me sens pas capable d'exprimer ce que je ressens profondément la plupart du temps, qui se passerait de mots et que je refoule énormément. Mais ces ressentis sont-ils la preuve d'une "intelligence" débordante ou d'un fonctionnement différent, anormal, ou bien au contraire, très commun, mais que personne n'ose exprimer?
      J'ai fait une réponse bien plus complète mais elle a disparu arghh! tant pis.

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  12. dsl, j'ai oublié de m'abonner aux notifications.

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