Céline Dehors et François l’Explorateur — Aspirants, chercheurs en liberté, expérimentateurs d’idées loufoques. — Et accessoirement auteur de « Ce que le Souffle m’a donné »

jeudi, juin 02, 2016

La très petite école à la maison

J'ai une fille qui n'a même pas trois ans et qui me tanne avec l'école. Je ne sais pas d'où ça lui est venu. « Moi, je weu monter dans l'bus pour l'école. » Ca a commencé comme ça vers ses deux ans. Et puis, au fur et à mesure que sa parole s'est étoffée, il n'était plus possible de passer à côté du sujet. «  Nounou emmène moi à l'école Maman ? » Alors quand nous sommes passés à côté d'une école maternelle, je lui ai proposé d'aller voir. Nous avons regardé par les fenêtres, nous avons longuement observé les enfants qui jouaient dans la cours. Certains sont venus nous saluer à travers leur grillage. « Elle a quel âge ? Elle s'appelle comment ? Elle veut aller à l'école ? » Leur jugement fut sans appel et l'adorable l'a bien retenu : « Elle est trop petite pour venir. »  Dit par des enfants qui connaissent de toute évidence bien leur sujet, c'était irrévocable. Nous fûmes tranquilles un moment.

Et puis, la loutre grandissant, l'idée dans sa tête murissant, un jour j'ai entendu très très distinctement : « Maman, moi bientôt je suis assez grande pour aller à l'école. » Elle ne connait pas le futur (vous aurez peut-être remarqué ?) mais la notion du temps, des choses qui vieillissent grandissent et changent, commencent à toquer à sa conscience. Et c'est une idée qui tourne dans ses jeux. Les playmobiles s'installent dans leur voiture. J'entends des petites phrases du genre : « Le garçon est assez grand, il va à l’école avec sa maman. » (Je corrige ici ses erreurs de prononciation) Et cette révélation qui lui est venu petit à petit, elle me l’exprime régulièrement, à mon plus grand désespoir.

Car voyez-vous, à l'école, même assez grande comme elle dit, elle n'ira pas.

Déjà parce bon, c’est assez facile à comprendre, on va vivre dans un camion. On va se déplacer très régulièrement. On va être nomade un petit moment. Déjà il est bien difficile de faire entrer son enfant dans une école située à deux rues de plus que l’école à laquelle on est rattaché, il me semble absolument inconcevable que les écoles acceptent de recevoir une petite fille rien qu’une petite semaine pour ensuite la voir partir vers une autre ville. J’ai pas essayé de demander, c’est vrai, mais à vrai dire je n’y tiens pas beaucoup.

Il y a une autre raison. Nous avons décidé son papa et moi de faire l’école à la maison. L’instruction en famille, et d’organiser notre vie et notre carrière professionnelle avec ce paramètre. Ca, je l’ai maintes et maintes fois expliqué à la petite loutre. Peut-être pas très bien expliqué, parce que ce qu’elle voit, elle, c’est que tous les enfants vont à l’école. Elle ne comprend pas pourquoi elle en serait exclue.

D’ailleurs, si vous avez la référence d’un livre qui parle de l’école à la maison aux tous petits, je suis preneuse. Les livres disent la vérité, contrairement à maman dont la parole est (trop) souvent mise en doute. Ca m’aiderait beaucoup…

En pleine sortie scolaire pour apprendre le lichen, les crottes de lapin et le cycle de l’eau…

La petite solution que j’ai proposée à l’adorable ces derniers jours pour lui faire plaisir c’est de lui proposer de faire… l’école avec maman. L’adorable a donc un cahier de travail super beau avec des étoiles qui brillent sur la couverture, un porte mine rose fluo choisi par elle, un petit sac à dos et nous partons ensemble quelque part —dans le jardin, sur la banquette du camion lorsqu’il pleut, sur un chemin… quelque part quoi— et on fait l’école. C’est à dire qu’on fait exactement ce qu’on fait d’habitude mais ici dans un temps donné et officiel qu’on appelle l’école.

Voilà, on commence la très petite école à la maison.

Bon, alors, qu’est-ce qu’on fait dans cette école ? On dessine des fleurs et des bonhommes, on fait de la peinture. Maman propose des activités intellectuelles genre mettre les barres rouge et bleu dans le bon sens, lire quelques lettres, bien prononcer certains mots.

Alors, je me demande, on fait quoi à l’école maternelle ? J’espère qu’on ne passe pas à côté d’un truc méga super qu’elle aurait fait à l’école mais dont elle ne verra pas la couleur parce qu’elle reste avec nous. En ce moment, la petite loutre est en plein dans le langage. Elle veut accorder au passé, conjuguer le on, le nous, le vous. Comprendre une bonne fois pour toute cette histoire de il ou de elle. Elle ne cueille pas une fleur (Mais non maman ! Rho !) mais une pâquerette ou un pissenlit (^^) Mais compter, oh bof à quoi ça sert ? C’est juste pour lancer une course, non ? Deux trois quatre six partez ça suffit n’est-ce pas ? Ah mais les lettres, ça c’est super ! Le J c’est un parapluie mais le B une paire de lunettes, par contre je sais que c’est comme bébé et bateau. M-aman, P-apa, E… comme F-rançois ? — Merci les petits gâteaux au chocolat avec les lettres dessus, je ne pensais pas qu’on pouvait apprendre aussi vite !

Je trouvais qu’avant deux ans, l’instruction c’était vraiment facile. Maintenant que la petite loutre approche des trois ans, je me pose plus de questions. Je veux garder notre dynamique, apprendre naturellement, tous les jours, avec tout, mais… oui mais… je crains d’oublier certaines choses. Je crains de ne pas lui présenter ce qui aurait pu lui plaire. A l’école, le problème aurait été le même, c’est sur, mais ici c’est moi qui est responsable.

Cette responsabilité de l'instruction, je compte bien la surmonter, et avec plaisir et conscience. Je vois passer sous mes yeux des projets de loi, et d’autres trucs qui se passent au ministère de l’éducation. L’interdiction de l’instruction libre (euh… c’est pas un droit fondamental garant de la liberté d’un pays ?), les tests de compétences à l’égard des enfants instruits librement… Des petites choses par le nombre d’enfants concernés au final, mais des choses qui peuvent avoir des répercussions énorme sur la liberté globale de notre pays et donc, sur l’ensemble des enfants de la république, n’est-ce pas ?

J’observe ma fille et je vois ceci : Elle ne sait pas compter jusqu’à cinq mais connait plusieurs espèces de fleurs et d’oiseaux. L’instruction libre, c’est cela. C’est se dire que savoir compter c’est très important, c’est vrai, mais que toute la vie mérite d’être connue. C’est se dire qu’on ne va pas empêcher un enfant de connaître les différentes parties d’une fleur (pétales, tige, coeur, feuille,  bouton…) parce que les chiffres « C’est trop dur maman. » Et je sais que c’est ce qu’on fait pourtant avec les enfants à l’école. A l’école de la République je dis bien.

Qu’elles sont belles ses bouclettes !

Alors, oui, je campe sur mes idées. Elle n’ira pas à l’école. Elle apprendra autrement. Et j’espère qu’elle sera heureuse quand elle aura compris notre choix

(Ah ! Je hais l’accord des couleurs en français, ça me fait toujours trop réfléchir pour pas grand chose… Pour les barres, on accorde ou pas ? C’est qu’il y a bien deux couleurs distinctes, mais les barres sont à la fois rouge et bleu, il n’y a pas des barres rouges d’un côté et des barres bleues de l’autres… sans que c’est un outil qu’on peut regarder dans les deux directions. Et quand on regarde parallèlement aux barres, il y a bien rouges les nombres impairs et bleus les paires. Une galère à accorder ça !) 

16 commentaires:

  1. As-tu pensé à rechercher des vidéos qui pourraient montrer à la petite Loutre d'autres enfants qui ont l'école à la maison ? Je suis persuadée que tu as bien raison de persévérer dans cette forme d'enseignement, parce que tout se passera bien. Et tu n'oublieras rien, tu lui apprendras juste les choses différemment !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Chercher une vidéo est une super idée ! Je suis certaine de pouvoir en trouver une ! Merci :-) Là, elle va me croire que c’est possible ! Merci.

      Supprimer
  2. Bonjour, nous aussi on a choisi l'instruction en famille car on préfère respecter l'envie d'apprendre de notre enfant. Pour rassurer le papa, on commence par une méthode de cours à distance manière montessori(boite rose) et aussi le kern. Comme ça, on reste "dans le programme" ce qui rassure monsieur. Bien entendu notre Poulpy lui avance au gré ses ses envies, les couleurs, les oiseaux, la ferme, les animaux en général, les chiffres, les lettres...Poulpy a deux an et demi, il est très demandeur, apprend vite.Du coup pour nous c'est une évidence l'IEF.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis assez intéressée par ce dont tu me parles. La boite rose, tu évoques les dictées muette Montessori ou est-ce autre chose ? Et le Kern, qu’est-ce que c’est ? Pour le coup, ce ne sera pas pour rassurer le papa, mais bien pour me conforter moi ! :-) Merci pour ton commentaire Airelle.

      Supprimer
    2. http://www.laboiteabonspoints.fr/cours-sensoriel
      http://www.ecolekerlann.org/
      voici les liens des 2 sites dont je te parle, si ça peut t'aiguiller.

      Supprimer
    3. Merci :-) Oui, ça peut effectivement donner des idées.

      Supprimer
  3. Je n'ai pas de conseils à te donner mais peut-être se rapprocher de parents qui ont la même vision des choses que toi et pourquoi pas trouver des contacts sur place dans les endroits que vous êtes amenés à visiter sur le chemin.
    Pour ma part je n'aurais ni la patience ni l'énergie nécessaire pour ce mode de vie - c'est très courageux. Je fais confiance à la maternelle et à son esprit curieux!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu as tout à fait raison : il faut faire confiance. La confiance est une belle relation. Avec son enfant, avec sa curiosité naturelle, comme avec la personne qui s’occupe de son éducation. Et la confiance se construit —et c’est le plus important. Par l’échange, le partage, le temps.
      Je construis moi aussi cette confiance avec les personnes qui vont s’occuper de ma fille (moi et mon compagnon) et avec elle. J’avais peur il y a quelques jours qu’elle n’apprenne pas à bien parler par exemple, parce qu’elle mange tous ces mots, et ses phrases sont écrasées par l’idée suivante… Impossible de comprendre ce qu’elle dit ! Et nous en avons parlé avec elle, nous apprenons à prendre le temps de parler et je vois combien elle s’applique et elle a envie de bien faire pour être comprise. Créer la confiance, en soi, en les autres, c’est cela.
      Pour se rapprocher d’autres personnes faisant l’école à la maison, il est certain que c’est une bonne idée ! Et je pense que ce sera absolument nécessaire. Tous les enfants de son âge vont entrer à l’école cette année ou l’année prochaine, il n’y aura plus personne (à part les adultes) autour d’elle, il faudra aller à la recherche des enfants non scolarisés.

      Supprimer
  4. Si tu as peur de louper quelque chose, tu peux toujours jeter un oeil sur les programmes de temps en temps, peut-être que tu pourras te faire une meilleure idée.
    Tu n'as pas des amies-maman qui ont leurs enfants à l'école ? Elles pourraient montrer ce que leurs enfants font/ont fait.
    Et puis j'imagine qu'il existe des réseaux de parents d'école libre auxquels tu pourrais te référer :)

    Perso, n'ayant pas d'enfant, je n'ai pas d'avis sur le sujet. Mais je trouve intéressantes les questions que tu te poses sur l'éducation.

    Pidiaime

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'ai suivi ton conseil et j'ai regardé les programmes de maternelle. Finalement, j'ai été bien rassurée. Je pense qu'on va facilement y arriver, pour la maternelle du moins. On a le temps de voir la suite :-)
      Je ne manque pas particulièrement d'idées pour la petite loutre, c'est juste que n'ayant effectivement pas de points de comparaisons, je ne sais pas si j'en fais trop, ou pas assez. Enfin, il n'est jamais trop tard pour quelques ajustements de parcours.
      Merci pour ton message Pidiaime ! Personnellement, avant d'avoir Enora, les questions sur l'éducation m'étaient assez étrangères.

      Supprimer
  5. L'essentiel en maternelle, c'est quand même la socialisation...
    Compter, connaître les lettres, c'est important mais pas tant que ça...
    Je trouve ça un peu présomptueux de vouloir faire l'école à la maison... il n'y a rien de tel que de se trouver confronter à l'école, aux enseignants avec qui l'enfant a des affinités ou pas, aux autres enfants pour apprendre la vie en société...

    Je suis maman et professeur des écoles et malgré cela j'ai peur de passer à côté de choses car mes connaissances ne sont pas illimitées... et les enfants apprennent beaucoup hors du champ de compétences de leurs parents...

    En tous cas, je te conseille de lire Brissiaud pour les mathématiques...

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis contente d’avoir une réponse de la part de quelqu’un qui connait bien l’école et les enfants. Dans cet article je parle des mes inquiétudes (comment lui apprendre à compter ? à comprendre ce qui l’entoure ?) et vous me dites que pour son âge c’est principalement la socialisation qui compte, je suis rassurée. Car la socialisation, si je n’en ai pas parlé, c’est parce que c’est un point qui ne m’inquiète pas du tout.

      Pour moi la socialisation c’est savoir comprendre et se faire comprendre auprès de toutes sortes de personnes (jeunes, bébés, adultes, ados, personnes âgées…) et dans toutes sortes de circonstances (auprès des professionnels, des amis, de la famille, avec des personnes sympathiques, d’autres moins…). Et pour cela, je ne pense pas du tout qu’il soit présomptueux de dire que l’instruction en famille a de nombreux avantages. Plus de sorties, plus de diversités.

      Moi aussi j’ai peur de passer à côté de pleins de choses. Nous avons tous des connaissances limités. Et même si l’on se dit ouverts à tout, il y a bien des choses pour lesquelles nous n’avons même pas conscience de leur existence. Les objets culturels sont là pour nous sauver de cet enfermement. N’est-ce pas l’un de leur rôle ? Les livres, l’art, les musées, les expositions… Enfin. En France, même si tout n’est pas parfait, nous sommes quand même bien servis.

      Merci pour le conseil lecture ! Je vais me pencher dessus.

      Supprimer
  6. Pour la maternelle, je prenais des cahiers de vacances, tu sais ? ^^ Comme ça nous étions sûrs de ne pas rater grand chose. Au final quand Prince à intégré la Grande Section, il était en avance sur l'école ;)
    Juste une chose qui sont rarement dans ces cahiers, ce sont les chansons : les enfants adorent les apprendre, le garder en tête :)

    Je rebondis sur la socialisation vs maternelle. L'instit de Hibou (il est allé à l'école 6 mois, à 3 ans, parce que j'étais trop malade pour m'en sortir), une semaine après l'avoir mis à l'école m'a dit : "pourquoi vous le mettez à l'école ? Vous savez les petites classes de maternelle c'est surtout pour "dégourdir" les enfants, les faire parler, les éveiller.. et Hibou, il n'en a vraiment pas besoin". Voilà ;)
    La "socialisation" est ce que tu entendras le plus, cela fait très peur aux gens. Les non-sco sont les enfants les plus sociables, les plus zen sur ce plan :)

    J'ai toujours cette peur en moi de mal faire, de mal apprendre à mes enfants, de tout rater, de passer à côté de choses.. c'est à cause de ça que nous suivons le programme, un peu, au milieu de tout le reste (la forêt, les oiseaux, les plantes, les voyages..). J'apprends à me faire confiance, et l'inspecteur académique nous a beaucoup rassuré sur son apprentissage, ça aide : depuis je me sens plus zen.

    Quand on se verra, on pourra en discuter mieux :)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J’adorais les cahiers de vacances lorsque j’allais à l’école ! C’est une bonne idée, et je vais profiter des vacances d’été pour le mettre en action. L’année dernière, j’en avais acheté un pour la petite loutre (j’en parlais un peu ici) et nous avons assez peu travaillé avec, cette année… de la difficulté de travailler sur le papier, rah !, pour ça aussi il y a des choses à dire !

      Pour les chansons, je commence à le remarquer ! Et les livres aussi… qu’elle s’amuse à répéter au mot près ^^

      Ce que tu dis sur la socialisation me conforte dans mon idée. Pour moi, c’est évident — mais ça va effectivement à l’encontre de ce qu’on me dit : « Et pour sa socialisation ?? ». Je pense que c’est lié au fait que par école à la maison les gens s’imaginent qu’on va garder un enfant enfermé chez lui avec pour seul contact ses deux parents, comme lorsqu’il est à l’école (enfermé avec sa maitresse et les autres camarades). Et là aussi il y a une tonne de choses à dire… Quel vaste sujet :-)

      François me dit souvent : tu vis dans le doute, tu t’interroges toujours sur le bien fondé de tout, c’est une bonne chose dans la mesure où tu ne t’enfermes pas dans un schéma, mais il faut quand même avancer. C’est cela. Avoir peur de manquer quelque chose… observer, se renseigner, se questionner (parce qu’il le faut, non ?, lorsqu’on s’occupe d’enfants) et puis continuer. Rencontrer un inspecteur (comme dans ton cas) discuter avec lui voir que ça roule quand même pas si mal et progresser. Je pense qu’il faut faire la distinction entre le questionnement et l’inaction.

      Ce n’est pas un problème en soi de craindre de mal faire —par craindre j’entends ici « se demander et si… ? » , non pas vivre dans la peur paralysante, mais je sais que tu le sais aussi — et ce n’est pas un problème non plus de le dire, alors oui, lorsque nous nous verrons, nous en discuterons !

      Supprimer
  7. Bonsoir. ...ravie de lire cet article.... mon fils de 3 ans ne va pas à l'école. Je trouvais cela facile lorsque mon fils avait 2 ans et moins...depuis ses 3 ans tout le monde lui parle de l'école du coup lui aussi! Il pense que c'est les copains le ballon et toboggan. ...
    J'ai parfois aussi l'impression de mettre à côté, peur qu'il s'ennuie. .. (et l'entourage n'arrange rien).mais lorsque je vois tout ce que l'on apprend, les jeux,la liberté et le fait qu'il joue facilement avec tous les enfants de tous les âges alors je ne regrette rien.... Félicitations à vous.bonne continuation

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. François me rappelle à chaque fois que je doute combien il est facile de s’ennuyer parfois à l’école, combien les journées se ressemblent, combien ce peut ne pas être intéressant tous les jours, combien la nature et l’extérieur nous manque, combien on attend les vacances avec hâte, la récréation, combien il est impossible de communiquer correctement avec les autres enfants (il faut toujours faire silence, travailler en seul…)

      L’absence d’école a plein d’avantages ! Il ne faut pas l’oublier. Comme vous dites : le jeu, la liberté, et malgré tout… pas de retard dans les apprentissages !

      Je crois pour ma part qu’on apprend tout le temps, quelque soit ce que l’on fait. Le cerveau ne peut pas s’empêcher de se modeler en fonction de notre environnement et de nos gestes. A nous de proposer à nos enfants le monde et la société tels que nous pensons qu’il faut l’apprendre. Avec joie ? Empathie ? Passion ? Choix ? … La liste est infinie !

      Supprimer

Je vous remercie vivement de prendre le temps de m'écrire un commentaire. Vous pouvez être assuré de recevoir une réponse très rapidement.
A bientôt !
Céline.

Fourni par Blogger.

Pour papoter

Instagram

Contactez-nous !

Nom

E-mail *

Message *